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Cf. supra

5. Bw., V, 357-358; Hebbel parle de nouveau d’épigrammes «im griechischen Sinne, wie die Schiller-Gæœthe-Platenschen ». Der letzteren sind circa 240, aber es sind lauter Honigbienen ohne eine einzige Wespe. »

6, Cf. T., 5537 et VI, 368 : Zwôlf Jahre später.

un exemplaire du recueil de 1848, en priant le nouvel éditeur d'y négliger toutefois les épigrammes, complètement refondues et corrigées ; du recueil de 1842 ilne lui reste que son propre exemplaire, criblé de ratures. Le poète attend avec confiance le jugement favorable qu'il sollicite : «il est évident, au coup d'œil le plus rapide, que cette collection est plus riche que la plupart n'ont continué de l'être en satisfaisant à la fois le cœur et l'esprit, ce qui arrive rarement à un seul et mêmeindividu. Séparées, les poésies ressemblaient jusqu'à présent à un visage fendu par le milieu et dontil fallait chercher une moitié au Nord, l’autre au Sud » !; elles n’en ont pas moins conquis la faveur aussi bien du public que de la critique et malheureusement aussi des anthologistes. Le poète joint à son envoi l'article de Sigmund Engländer dont il a fait son profit*, et se réclame aussi du jugement de Menzel qui ne lui a été en aucune manière tout à fait défavorable et dont il a tenu compte également, abstraction faite de ses accusations injustes, par exemple de son reproche d'hégélianisme. Puis il mentionne la précieuse feuille où Uhland a dressé, en guise d'éloge, la liste des poésies du premier recueil qu'il préférait et il ajoute celles de date ultérieure qui ont été le plus universellement appréciées. Nous allons examiner bientôt les cinq pièces qu'il cite*.

Le 27 janvier, Cotta propose une édition de 1 200 exemplaires et 600 florins d'honoraires, conditions faites à Justinus Kerner. Nous ne possédons pas {a réponse de Hebbel et savons seulement que, le 15 février, il reçoit les premières bonnes feuilles et que, le 17, il remercie l'éditeur avec effusion *. Le 6 mars, il écrit à Kuh qu'il sort à peine du torrent d'absorbants travaux poétiques et le prie de l’excuser auprès de Westermann à la revue mensuelle duquel ses obligations récentes l'empêchent de collaborer 5. Le 12 mars, il annonce à Uechtritz que l'édition d'ensemble est sous presse et paraîtra au commencement de l'été. « Ce n’a pas été une occupation purement poétique, mmais encore moins purement mécanique, et aussi bien affaire de disposition d'esprit favorable que de temps; jy ai mis plus de six semaines. » La fécondité exceptionnelle de cet hiver, pendant lequel il a travaillé à sa tragédie die Nibelungen, à son épopée Mutter und Kind, et à son édition lyrique, lui a permis de parcourir en peu de temps le cycle complet de l’art et de se faire une idée plus nette que jamais des caractères essentiels qui différencient les trois genres‘: Le 14 mars, Hebbel adresse à Cotta

1. Bw., V, 196 (supra, 669) et VI, 4, ligne 11 et suiv. — 2. Cf. encore, Bw., VI, 50, ligne 6 et suiv.

. 3. Die heilige Drei, das Hermelin, Gedicht an des Kaïisers von Ocsterreich Majestät, Husarenswerbung, ein Reise-Abentheuer in Deutschland, ef. Bw., VI, 1-3 et supra, 376-377, 538 et notes.

6. Cf. Bw., VI, 6-7 et supra, 630, 638 et notes; cf. encore, T., 5537 (supra, 671 et n. 6) et ce passage : « Im Lyrischen, denn auch neue Gedichte habe ich gemacht und solche, deren ich mich so wenig noch fähig gehalten, wie den Herbst eines Veilchens, bohrt man sich ins Kleinste ein, wie Schmetterling

und Biene; nur dieser Duft, nur dieser Klang ist auf der Welt sorhanden ». C'est encore dans cette importante lettre à Uechtritz du 12 mars 1857 que

quelques poésies complémentaires et le prie de le tenir au courant de l'impression du livre; il expose, en même temps, à son éditeur ses relations avec Uhland et ses partisans et lui demande pour la deuxième fois son avis sur ses intentions de dédicace : il veut rendre au grand poète un sincère hommage, mais non pas le lui imposer êt Uhland demeurera à ses yeux « le premier poète de l'Allemagne », quil l'ait proclamé ou non publiquement !. Le 20 avril, nouvel envoi de la dernière heure à Cotta, à la veille du voyage au cours duquel Hebbel mène à bonne fin ses négociations avec Weber et Campe*. L'aphorisme auf einen Greis, composé à Weimar le 6 mai, clôt le recueil d'ensemble 3. Le 3 juin, Hebbel écrit que l'impression est terminée, mais que la publication n’aura lieu qu'en octobre; en réalité, il ne reçoit les dernières bonnes feuilles que le 28 juin‘. Très satisfait de l'exécution soignée, l’auteur remercie chaleureusement l'éditeur d’avoir présenté sous la plus belle des apparences celle de ses œuvres qu’il juge la plus riche intérieurement. Le 21 septembre, Hebbel envoie à Ühland un exemplaire et la lettre commentant la dédicace respectueuse, et à Mürike, un autre exemplaire accompagné également d’une lettre admirative. Au premier la dédicace prouvera que l'admiration inspirée jadis au jeune homme a été fidèlement conservée par l'homme, alors que pourtant « ila dû déjà abandonner tant de choses qu’autrefois il tenait ferme » ; à l’autre, l'envoi achèvera de démontrer ce que la personnalité du poète lui a immédiatement révélé dès la première rencontre : à savoir que Hebbel est « un homme de la vieille école et non de la nouvelle 5 ». Quant à Klaus Groth, il avait reçu un exemplaire dès le 17 septembre et immédiatement répondu par une très belle lettre dont nous avons déjà cité un passage et sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir ainsi que sur les remerciements que Hebbel adresse le 27 septembre à son compatriote, confrère et ami’.

A ce moment, l’auteur entreprend une active campagne épistolaire en faveur de ses poésies : c'est, en octobre, une lettre pressante à George Westermann, rédacteur à Brunswick des Monatshefte; le 6 octobre, une véritable sommation adressée au Berlinois Titus Ulrich et que doit appuyer une démarche sur place du fidèle Kuh *; le 2 novembre, de chaleureuses félicitations au dévoué Debrois pour

Hebbel se défend d’incliner à la bizarrerie et à la singularité et développe sa théorie de la « Selbstcorrectur der Welt » à propos des ballades de Munich et de Hambourg que nous avons déjà étudiées, cf. Bw., VI, 8-9, 37 et suiv., 44-45 et supra, 298-299, 305, 332-333.

1. Cf. Bw., VI, 3, 11 et supra, 664-665 et n. 1. — 2. Bw., VI, 15, 19 (23 avril) et 24 (1% mai). — 3. Bw., VI, 33-34, 36-37, — 4. CE. Bw., VI, 46 et 50.

5. Cf. Bw., VI, 52, 54-56 (16 juillet, 17 et 23 août 1857). Le 7 août, le libraire envoie à l’auteur ses honoraires et dans la première moitié de septembre, les exemplaires ; cf. Werner, W., VII, £inleitung, p. xxx1.

6. Cf. T., 5621, Bw., VI, 59-61: VIII, 55-57 et supra, 664-665 et notes.

7. Cf. Bamberg, IL 453-454; Bw., VI, 61-64 et supra, 382 et n.3; cf. Bw., VI, 144, ligne 7 et suiv. : Az :

8. Cf. Bw., VIII, 60; VI, 65; cf. ungedruckte Briefe Hebbels an Titus Ulrich, den Dichter, Redakteur der Nationalzeitung, mitgeteilt von Hermann Erler (Zeitgeist du 14 décembre 1908).

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ETES HEBBEL (1848-1863).

son élogieux article publié dans les Oesterreichische Blätter für Literatur und Kunst !; le 3 novembre, une nouvelle lettre à Kuh au sujet de la critique demandée à Titus Ulrich et de l'annonce à rédiger pour les Monatshefte?; le 10 novembre, des explications détaillées à Cotta à propos d’une, annonce extraite d’un compterendu favorable du Morgenblatt*; le même jour, dans une longue lettre à Wilhelm Jordan, le souhait que « ce livre, qui est peut-être son meilleur », se répande rapidement, et la prière de contribuer à son succès, qui s'annonce bien, par un compte-rendu substantiel et pénétrant dans le Frankfurter Museum *: le 15 novembre, un nouvel appel à Westermann, la tentative de se rapprocher de Gutzkow en lui soumettant « son ouvrage le plus mûr et le plus riche » et une très importante lettre à Uechtritz?. « Si vous comparez, lui écrit-il, cette dernière rédaction aux recueils de jadis, vous trouverez que je n'ai pas épargné ma peine et n'ai pas péché non plus par excès d’indulgence envers moi-même. J'ai donc bien le droit de considérer comme inséparable du tréfond de ma nature ce qui a triomphé de l'épreuve‘. Le lendemain, Hebbel remercie Kuh de son article pour Westermann, il lui annonce qu'il est sur la défensive à l'endroit des Munichois comme Paul Heyse et Geibel, le charge de démarches à Berlin auprès de Rôütscher et de Klein qu'il s’agit de mobiliser tambour battant, et il se déclare lui-même pris « par les affaires littéraires, non par les travaux poétiques » ï. Le 27 novembre, nouvelles instructions plus détaillées encore et se terminant ainsi : « Ne vous étonnez pas que moi, qui, à propos de mes drames, ne me suis jamais soucié de la noble réclame des journalistes, je m'en montre à présent si préoccupé. La situation a complètement changé, j'ai fait brèche et une légère pression extérieure amènera la victoire : mais en revanche, sans cette pression, il n’y aurait rien de fait. Du reste, ce recueil de poésies est tout à fait propre à être dans les mains de tous, ce qui, ne sera possible pour les drames, que réunis en une édition d'ensemblef, » Le 5 décembre, il écrit la même chose à Karl Werner et le remercie de sa propagande en Moravie®. Le 13 décembre, il envoie ses deux derniers exemplaires à Kuh à Berlin : l’un est destiné à Rôtscher, l’autre à Ulrich; les notices de Klein et dé Kossak sont réclamées avec instance; des rédacteurs des Unterhaltungen am häuslichen Herd, l'auteur s’est chargé lui-même de Gutzkow, Kuh se chargera de Frenzel. « Menez rondement les choses, enjoint Hebbel à son lieutenant, et faites marcher les gens; cette affaire est la plus importante de ma vie littéraire ®, » Le 17 décembre, le poète s’est fait

1. Beilage zur Oesterreichisch-Kaiserlichen Wiener Zeitung, 31 octobre 1857, n° 44, p. 345 et suiv.; cf. Bw., VI, 69, 71 et note. 2. N. Hebbeldok., 108 et suiv. — 3. Bw., VI, 70. — 4. Bw., VI, 79. — 5: Bw.,

VIII, 61; VI, 79, 80-81 et suiv. Sur Gutzkow, cf. supra, 585, 642, — 6. Bw., VMS de Bw., VI, 87-89 et N. Hebbeldok., 110-111. — 8. N. Hebbcldok., 113. 9. Bw., VI, 93-94 : « so gleichgüllig mir das momentane Schicksal meiner

Dramen war, ist und seyn wird, so sehr wünsche ich aus ganz besonderen Gründen den Gedichten rasche Verbreitung.

10, N. Hebbeldok., 114; cf. la lettre à Ulrich du 13 décembre 1857 (Zeitgeist

adresser d’autres exemplaires et il continue sa distribution par un envoi à son ami d'enfance Théodor Hedde à Hambourg’. Le 29 décembre, il modifie ses instructions à Kuh relatives aux criüques berlinois et lui demande de surveiller le Ziteraturblatt de Eggers; au demeurant, l’affaire est en bonne voie et Hebbel répète sans se lasser qu'elle en vaut la peine : « c’est la première fois que je fais pour une de mes productions plus que de l'écrire et ce sera aussi très vraisemblablement la dernière, car il est fort improbable que possibilité intérieure et nécessité extérieure se retrouvent jamais aussi concordantes. Mais ce qui existe depuis des années, l’auteur, lui aussi, est bien à même de l’apprécier et pour un livre si riche en éléments de culture on peut se donner du mouvement ?, » Le bilan de fin d'année de 1857 constate que l'édition d'ensemble : fait son chemin.

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