Cf. supra, 310. — 2. Cf. T., 449 et supra, 418 et n
Den Apfel, der verkündet, ® Dass sie uns noch gehôrt;
Das Kreuz, ihm fromm verbündet, Auf das der Kaiser schwôrt1.
Mais il ne s’agit point de célébrer une apothéose tragique, ou plutôt le poète a coneu ici, pourrait-on dire, le tragique au second degré, le dénouement qui ne s'arrête pas à la mort, l'harmonie qui assimile la dissonance :
Es schlägt die letzte Stunde !
Da tônut Trompetenschall.
Et l'épreuve suprême, pour celui qui est déjà au fond du tombeau, c'est de ne pas entendre crier : « le duc est mort » et de s'entendre acclamer « empereur d'Allemagne ». Mais la précédente épreuve a suffisamment trempé cette âme, désormais en possession d’une paix contre laquelle la mort même ne prévaudra plus; le martyr peut échanger sa palme contre le laurier du monarque et, de Ia main de Dieu, accepter la couronne de Charlemagne : So führt mich denn zum Throne,
Da Gott ihn mir beschert, Und schmückt mich mit der Krone,
Und stärkt mich durch das Schwert | Den Streit der Welt zu schlichten,
Trag” ich des Purpurs Pracht,
Doch um mich selbst zu richten, Das Totenkleiïd bei Nacht.
Tandis que chacune des ballades précédentes est un appel à la volonté, c'est la sensualité et la passion déchaînées qui se révèlent dans die Odaliske dont Hebbel commence à s'occuper en mars 1853 et quil achève en automne ?. Force est d’en admirer, tout d'abord, la beauté tout objective et plastique :
Es harrt auf weichem Purpursammt Die jüngste Sclavin ihres Herrn,
Und unter dunkler Braue flammt Ihr Auge wie ein irrer Stern.
Sie stammt aus jenem Lande nicht, Wo ehrbar-blond der Weizen reift Und stachligt-keusch die Gerste sticht, Wenn man sie noch so leise streift.
L'auteur lui-même était enchanté de cette façon « à la fois poétique
et naturelle de prêter à des produits de la nature des qualités humaines * » et on a pu démontrer qu'il n’a pas moins fait l'inverse, c'est-à-dire assimilé, dans son symbolisme pantragiste, les êtres humains aux produits de la nature. Comme son Espagnole, son Odalisque n’est elle-même qu’un fruit du pays du soleil :