‹ HebbelChapitre 367 sur 425 · Cf. supra · texte numérisé non relu

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de départ le simple discours rythmé, il n’est pas tenté de recourir à des contorsions pour l'adapter à un schème rigide qu'il se serait imposé d'avance. Rien de plus aisé que de lire ses vers, tant le rythme en est naturel et spontané, presque jamais la scansion ne s'impose, et dans l'unique cas que nous avons signalé, l'effet de la monopodie n’est nullement déplaisant,

Le jeune Hebbel était, du reste, capable de perfectionner sa métrique au point de vue de la régularité. Nous l'avons déjà constaté à propos de la pièce an die Unterdrückten. À considérer d'abord les poésies de rythme ascendant, on peut se rendre compte des progrès de l’iambe depuis Laura !, où l'influence du Volkslied est sensible, jusqu'à ein Vorsatz, de mélodie et de pensée éminemment heinéennes ?, die Perle, mein Glück, Künstlerstreben et Gretchen dont on trouverait les modèles chez Heine et chez Uhland. L'influence d'Uhland surtout contribue à rendre simple et régulier le rythme des romances. Sans doute, après celle où Hebbel se sert pour la première fois de la Nibelungenstrophe et où un seul temps faible est disyllabique‘, toute la série des romances jusqu'à der Tanz (VII, 72) ont indifféremment une ou deux syllabes au temps faible. « Preuve de plus, remarque avec raison Fischer, que d’abord Uhland a cédé le pas à Bürger et à Heine, pour ne reprendre qu'au deuxième semestre de 1832 son influence sur Hebbel, et la reprendre alors d’autant plus décisiveÿ. » Toutes les romances de Wesselburen ultérieures à der Tanz sont en trochées ou en ïambes purs. D'autre part, et en ce qui concerne les épigrammes, Lessing fournit, lui aussi, à Hebbel des modèles de l'emploi de l’iambe pur. Nous avons vu le disciple s’assimiler rapidement dans ses #locken et ses Æinfälle la technique du maître et ajouter de son propre cru des effets d'humour métrique en employant intentionnellement des inaccentuées aux temps fortsf. On peut en rapprocher le vers de pro memoria, où la claudication de l’iambe est soulignée par le déplacement de l'accent tonique. Parmi les poésies diverses, Melancholie einer Stunde nous est un exemple de la prédominance de l'élément mystique aux dépens des qualités plastiques Ÿ; mais der Mensch atteste les progrès de Hebbel dans le maniement des ïambes *. Les premiers sonnets, enfin, que nous avons étudiés en

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