‹ HebbelChapitre 366 sur 425 · Cf. VII, 24 et supra · texte numérisé non relu

Cf. VII, 24 et supra

4. 8 vers après le second quatrain de la romance, 6 après le troisième, 28 après le quatrième, 38 après le cinquième. — 5. Cf. les v. 35-38, 111-112.

6. Tandis que le récit est écrit tout entier en rimes plates, toutes catalectiques, les quatrains présentent régulièrement des rimes croisées et l’alternance de la féminine et de la masculine,

7. Les vers 51-58 constituent une véritable tache, et on se demande comment

Gœthe en ont fourni tous les éléments !. La romance die Kindesmôürderin rappelle à la fois, nous l'avons dit, Burger, Gœthe, Schiller et la chanson populaire ?. Le mouvement de der Tanz et de Todestücke fait encore songer à Lenore de Bürger, Der Tanz contient aussi des réminiscences d'Uhland, de Heine et de Gœthe. 7'odestäcke éveillerait plutôt des échos du Volkslied ?. Une autre romance de ce groupe, das Wiedersehen, doit ses motifs à Uhland et à Heine, mais nous en avons analysé la forme originale et loué les qualités rythmiques et phonétiques*. Quant à Ærinnerung, c'est une reproduction par trop complaisante des motifs, du rythme et de la mélodie de la Loreleis. :

Le quatrième et dernier groupe est constitué par les romances de Wesseiburen traitant le sujet : mère et enfant. 1l est moins homogène au point de vue des sources d'inspiration formelle. Das Kind (VII, 66) plagie Gæthe et Uhland; das Kind (VII, 74), trochaïque et monopodique, demande à être scandé et représente un heureux essai d'émancipation ; das Kind (VI, 189) enfin, en dipodies descendantes, mais avec Hochschluss à tous les vers, est un chefd'œuvre du lyrisme de Hebbelf. La pièce mein Glück, que Fischer range dans cette série de romances, est bien plutôt une sorte d’apologue gnomique écrit à la manière d'Uhland’. Die Weihnachtsgabe est un mauvais pastiche de la Wallfahrt nach Keclaar de Heine#, Der Knabe (VIT, 116) est moitié romance, moitié parabole didactique, et en deux parties, mais uniformément en quatrains iambiques dans le rythme que Saran appelle « gliedmässiger Vierer und Dreier », c'est-à-dire monopodique, à 4 et à 3 temps forts°. Quant à la romance einer Mutter bei dem Tode ihres Sohnes, que Fischer omet de mentionner et dont le motif ressortit cependant éminemment à ce groupe, nous l'avons reproduite intégralement déjà et jugée de structure plus tourmentée que remarquable !.

On peut conclure de l'étude d'ensemble de ces romances que, si le jeune Hebbel ne s’est pas encore complètement rendu maître du rythme dipodique, au moins évite-t-il, la plupart du temps, les tambes et les trochées purs et apporte-t-il une certaine souplesse dans le maniement des temps faibles et de la « schwebende Betonung » qui lui. permet de concilier les intonations logiques et les règles de la métrique. Du fait que sa versification a. pour point

auteur à pu ne pas se rendre compte de leur trivialité. On dirait une parodie, et très vulgaire.

1. CE. VIE, 51 et supra, 82. — 2. Cf. NII, 68 et supra, 112-113. — 3. C£. NII, 72, 76 et supra, 113-115 et 12%. — 4. Cf. VIT, 109 et supra, 122-193.

5. Cf. VII, 67 et supra, 69 et suiv. — 6. C£. supra, 108-109 et 249-943.

7. Cf. VIX, 58: Fischer, 96 et supra, 86. L'étude de Fischer mentionne par lapsus das Kind (VIE, 58), mais il s’agit évidemment de la pièce mein Glück.

8. Cf. VIT, 78, supra, 70 et Fischer, 96 : « endlich vom Buderapparat befreit, aber das Transzendente ragt hier schief in das Gedicht hinein und verhindert eine vollkommene Lisung. »

9, CE. VIT, 116 et supra, 110. Tous les vers pairs sont brachycatalectiques (cf. Minor, Nhd. Metrik. 210), toutes les rimes, sourdes. Pour les développements de Saran, cf. Melodik und Rythmik der Zueignung Gælhes, 36-37.

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