‹ HebbelChapitre 45 sur 425 · Cf. supra, 79. — 7, 3° strophe · texte numérisé non relu

Cf. supra, 79. — 7, 3° strophe

et ces fleurs reparaissent à presque toutes les strophes suivantes !. Dans aucune pièce, Hebbel n'a poussé plus loin son culte des fleurs; or c'était là encore, nous l'avons dit, prédilection schillérienne ?. |

Le 28 juillet paraît dans le Bote un « essai de romance » intitulé der Zauberer*. L'héroïne s'appelle encore Laura“, le sujet rappelle les pièces Laura et an Laura* et le motif des fleurs reparait5, mais là se bornent les ressemblances avec Schiller. Du reste, ce motif des fleurs lui-même a ici tout à fait l'allure Volkslied :

Da schloss er die Augen auch wieder zu, Häült bei dem Mägdlein süsse Ru,

Sie liegen wie Rosen bei Lilien schôn. — Jch hab’ es mit meinen Augen geseh’n.

De même, à lire le vers :

Er trôpfelt drei Trôpflein Blut ihm auf’s Herz

nous nous souvenons de maïnts échos du Volkslied dans ces premières poésies de Wesselburen, dans des pièces comme der Quell, Romanse et LiedT, Mais l'influence la plus importante nous est révélée dès que nous commençons à lire la romance :

Ein Miäüdchen wankt durch Nacht und Wind Wohin, wohin, du armes Kind ?

Ces deux premiers vers ne nous rappellent-ils pas d’un seul coup le début d’ÆErlkünig et un passage de Mignon. Nous savons déjà que Hebbel avait lu à Wesselburen Werther et Faust et que ces deux ouvrages avaient produit sur lui la plus profonde impression”, et, bien qu'il nous ait confessé lui-même ! que jusqu'ici il a traité Gœthe « un peu légèrement », voici déjà la deuxième‘! de ses poésies de jeunesse » sur laquelle ce poète a directement influé. Il va sans dire que maintenant que la conversion est accomplie, nous . allons en rencontrer de nouvelles preuves. Aussi, bien qu’il s'agisse toujours de son thème favori du repos dans la tombe et de la transfiguration de l’amour par la mort, la manière dont il est traité se ressent de la supériorité du nouveau modèle : plus de symbolisme parasitaire et nébuleux, mais de la concision et, malgré l’étrangeté du sujet, de la simplicité et du naturel. Deux fois seulement l’auteur

Ike 7E NS et 92, — 2; Cfsupra; 79.

3. VIL, 51-52, Versuch tn der Romanze. Sur les remaniements de cette romance cf. R. M. Werner, Anmerkungen, 263 et 408, et Bornstein, I, 353; cf. encore T.. 1557 et note.

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