‹ HebbelChapitre 46 sur 425 · y. 29. — 5, Cf. supra, 47 et 81. + 6. Dernière strophe · texte numérisé non relu

y. 29. — 5, Cf. supra, 47 et 81. + 6. Dernière strophe

7. Cf. supra, 43, 53, 56. La « figura etymologica » que nous trouvons dans ce vers peut être considérée comme un procédé de transition de l’allilération à l’annomination. Nous ayons rencontré de nombreux exemples de cette dernière dans Xains Klage; cf. supra, 45.

8. Nous avons déjà vu au chapitre « Wesselburen » la parodie de Hebbel : Kennst du das Land.….., etc: cf. supra, p. 30 et 31, : £

9. Cf. supra, p. 70; cf. Neumann, 8, et la réfutation de Zincke, p. 46, 67-74 et 82. — 10. Cf. supra, p. 80. — 11. Nous avons déjà parlé de an einen Verkannten; cf. supra, p. 70. — 12. v. 32: « Nun schläfl sie im Grabe sanft und kühl».

intervient, au début pour nous présenter son héroïne, à la fin pour nous garantir l'authenticité de l’histoire; il le fait discrètement et s’efface!. Non moins originale est la variation qu'il apporte au motif de la réunion, par l'effet immédiat de la nostalgie d'amour du survivant, de deux amants quela mort sépare ?. La jeune fille désespérée s’adresse au magicien (Gœthe ne serait-il pas là encore pour quelque chose?) : une cérémonie ténébreuse va avoir lieu : la jeune fille donnera son sang pour rendre à la vie le bien-aimé; une

sorte de « pacte » se conclut entre elle et le magicien :

Denn mag ich (n schützen vor Todes Wuth, So ist mein Tod cin ersehntes Gut.

Le sacrifice se consomme, le prodige de résurrection s’accomplit, mais, lorsque ses yeux se sont rouverts, le jeune homme, apprenant que celle qu'il aime dort au fond du tombeau, préfère refermer les yeux aussitôt. Un malin objecterait que le même résultat avait été obtenu par Laura plus rapidement et sans tant d'artifices macabres. D'accord, mais sans la variation nous n’aurions pas ce joli qua-

train :

Der Weise schlitzt ihr den Busen auf Und fängt ihr Blut in seinem Lauf, Sie sieht ihn verscheidend so freundlich an, Als hätte sie einen Kuss empfahn.

Ce n’est pas seulement parce que le mètre rappelle celui d’£rlkônig que la forme est intéressante, elle l’est surtout par un progrès marqué vers celte concentration dramatique qui sera un des traits les plus caractéristiques des romances et des ballades futures de Hebbel. Quant au détail, nous ne relevons pas seulement le motif des roses et des lis‘ que Hebbel finira par s'approprier si bien qu'on en oubliera complètement ses emprunts à Schiller, mais surtout certains mouvements pathétiques comme celui-ci :

Ach weiser Mann, ach weiser Mann, Nennt mir das Mittel, das helfen kann.

et l'alternance d’un dialogue impérieux et d'une action haletante, autant d'éléments qui annoncent de façon saisissante des chefsd'œuvre’.

Voilà donc Hebbel en possession des deux maîtres dont nous allons retrouver les noms à tous les tournants de son lyrisme : Gœæthe et Uhland. Mais c’est d'abord Uhland qui va le dominer tout entier. Ce que Hebbel voit dans ses poésies, comme nous l'indi-

quera bientôt le journal, c'est, l’ « analyse des émotions du

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