‹ HebbelChapitre 56 sur 425 · Fischer, 35 et · texte numérisé non relu

Fischer, 35 et

11. Zbid., 35: « Matthissons « Gnomen » bringen noch einmal für sich eine Charakteristik dieser Sôhne der Finsternis. Hier findet sich auch die Verachtung des Menschenglücks ausgesprochen :

« Der Menschen Lehr’ und Kunst, Bleibt ewig Irrwischdunst. »

tre signale un passage de Hoffmann, dont Zincke écarte l'influence, et suggère qu'il pourrait bien être l’origine du Zied der Geister. I] rappelle également que les quatre esprits élémentaires apparaissent déjà dans la conjuration dont use Faust contre Méphistophélès ?.

A notre avis, il convient de voir dans ce poème une étape dans les convictions philosophiques de Hebbel, une date analogue à celles qui jalonnent en quelque sorte sa pensée, si l'on suit par exemple le fil des aphorismes du journal. Le départ ne nous semble pas encore absolu entre l'inspiration romantique et l'agnosticisme résigné auquel Hebbel aboutira’. L'interprétation de Neumann « da Gott und das belebte All eins sind, so erscheint das Leben des Menschen als ein Abfall von Gott; sein Dasein beruht also auf einer Schuld. Die Strafe dafür besteht in dem sittlich getrübten Dasein » nous paraît aussi fausse que sa genèse *. Nous n'avons pas à en refaire la réfutation *. Mais les rapprochements, précédemment indiqués, avec Heine, Matthisson et Hoffmann nous font paraître trop absolue la thèse de Zincke qui les écarte systéma-

In deutlicher Uebereinstimmung steht im Zied der Geister (y. 11 et 12) :

« Und werfen einen verspottenden Blick Auf des Menschen schwankendes Irrlichtsglück. »

Breiter hat Matthisson dieselbe Idee in der 3. Strophe seines l'eenreigens ausgesponnen, und in den übrigen Strophen ganz wie Hebbel das Glück der Geister gepriesen. »

1. Tibal, 95, n. 5 : « Ïn der unglücklichen Zeit... wenn die Elementargeister in ihre Regionen gebannt, nur aus weiter Ferne in dumpfen Anklängen sprechen werden ». Hoffmann, 1, 226; cf. cbid. : « der alte mürrische Zrdgetist ; ci. v. 36 de Hebbel: « das ist des schläfrigen Ærdgeistes Macht »; cf. également la conception gœthéenne du Erdgeist. Tibal, 89, n. 2, rapproche également le Zied der Geister de ce passage des Einsame Kinder (cf. Bibliographie). Er glaubte in einem dumpfen Traume vor der Geburt zu liegen; noch hatten die Elemente Macht über ibn, von denen er genommen war : die Erde, das Feuer, die Luft und das Wasser, auch war er nicht ganz getrennt von der Masse, dem ungeheuren Inbegriff alles Entstehens und Vergehens; er fühlte an sich das Rauschen des Windes, die Gluth der Sonne, das Brausen des Meeres und die geheimen Wesen der Erde; ihn drückte das All, weil er des elektrischen Schlages harrte, der ïihn, als abgesondertes Wesen davon losreissen sollte »; cf. à propos de l’évolution de la notion hebbélienne des Elemente, Bornstein, I, 357 et 369.

2, Ibid., 953 cf. Faust, 1, v. 501-509; 1271-1291.

3. Cf. les développements de Bornstein (I, 345) à propos de la nouvelle des Greises Traum récemment découverte par lui : « die Fragmente stehen auf durchaus christlich-religiüser Basis, ebenso die Aphorismen..»; ibid., 347 : « die Ablehnung aller Philosophie qua Erkenntnis wohl nach Pastor Moser (Räuber V, 1) entsprach dem noch durchaus religiôsen Fühlen Hebbels; dennoch S. 69 : « die himmlischen Teiïle des Menschen sind stark mit Stoffen der Erde geschwängert »; materialistischer Vorklang zum ZLied der Geister.….. Die Kette der Weltanschauungsgedichte des jungen Hebbel, als deren erstes Glied bis jetzt das Lied der Geister galt, muss hiernach bis auf 1830 und des Greises Traum zarückgeführt werden. Unklare Ansätze zu eigenem auf Grund schillerischer Vorstellungen : das bleibt fürs erste die geistige Signatur. »

L. Op. cit., 1; Neumann rattache (p. 8) ces développements à l'ouvrage de Lessing : Philosophie und Religion, Tübingen, 1804 (nach Kuno-Fischer, 667).

5. Scheunert, D, 7. H., 222 : « das sinnlich getrübte Dasein ist eher das Unglück des Menschen als sein Frevel. Ueberhaupt interessiert ihn die Frage der Läuterung der Welt viel mehr, als die der Verwirrung der Welt » (cf. Scheunert, Pantrag., 313, 314, 822,

üquement!. Ne peut-on admettre qu'il y a eu ici dans la pensée hebbélienne hésitation, flottement, de sorte que si, d'une part, la couleur locale du poème, certains détails du symbolisme, des expressions comme « die menschliche Blume », « die Blume der Geister », « der Garten der Ewigkeit » se ressentent des influences romantiques, d’autre part, l'orientation générale nous semble franchement agnostique et parfaitement définie par ce résumé sobrement objectif? : « les quatre esprits élémentaires de l’eau, de la terre,-de l’air et du feu célèbrent leur puissance sur l’homme ; car ils sont parties intégrantes de sa nature*?. L'esprit de la mer le gouverne lorsqu'il est calme et pacifique, l'esprit du feu, lorsque la passion l'embrase, l'esprit de l’air lorsque la nostalgie du ciel gonfle sa poitrine, l'esprit de la terre, lorsqu'il s'enfonce dans les ténèbres du souci. L'homme est éphémère, car son individualité s'évanouit avec la mort; les esprits élémentaires sont éternels comme la vie elle-même; leur existence rappelle à la vérité celle des ômbres dans les régions souterraines, car ils ont la consistance des schèmes, des archétypes antérieurs aux êtres de chair et de sang. » Plus tard seulement", nous trouverons sous la plume de Hebbel des aphorismes tels que le suivant : « der Geist, wird wohl die Materie los, aber nie die Materie den Geist ». Ici les esprits élémentaires représentent la matière inanimée, non encore organisée dans le corps de l’homme”. Il nous semble enfin qu'il convient de tenir compte d’une thèse à laquelle nous avons fait allusion déjà 5 et nous nous rallierons à cette opinion de Fischer : « L'interprétation poétique des sentiments est pour moi l'essentiel dans le poème, tandis que les strophes 3 et 4 où sont vantées les félicités des esprits opposés aux hommes ne constituent qu'un ornement accessoire et emprunté, et de ce dernier, « das wankende Irrlichtsgelück » des hommes a plus d'importance objective que le sort bienheureux des espritsT. » Un passage ultérieur du journal semble sur ce point conférer au critique l'approbation anticipée du poète“. La quatrième strophe n'est particulièrement intéressante qu’au point de vue du symbolisme des couleurs ? dont nous avons rencontré déjà et rencontrerons encore d’autres exemples dans le lyrisme de Hebbel. Au point de vue du rythme, notons dans la première strophe l’heureuse intervention dés anapestes ajoutant au mouvement et à l’effet pittoresque :

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