CHAPITRE XIV
ban marcher, fouler aux pieds 254.
ban pied, pas (oaAox pied.
D aller autour, A9 25 commerce.
339 héb. et chald. ;=, être agité,
trembler.
n0n passer, changer 66, on passage, trépas.
L'enfant est comme y le petit, &es l'agneau qui croît, s'élève dans la pureté, l'innocence de sa nouvelle ga “création: by se lever (le soleil), n0y croître; et 41 s), signifie enfanter, produire, mettre au monde, +01 naissance. En Turquie, la mère de l'héritier du trône est appelée sultane validé.
82 Di est le fruit, le grain, ou atet l'enfant nourri par la terre, ainsi que bay le veau nourri par sa mère. Horus est le veau allaité par Isis, à laquelle on donne souvent une tête de génisse n°93», qui est ba la source d'où découle ba la goutte ou yéka le lait qui nourritle monde. Dans l'Inde cette nourrice est TT la lune. Prithivi, l’une des déesses qui préside plus particulièrement à la terre, paraît quelquefois sous la figure d’une vache, image de sa fécondité. Dans les processions égypliennes, on portait un enfant que l’on disait fils d’une princesse nommée Sémélé et envoyé du ciel à toutes les nations pour les rendre heureuses; mais la figure d’or que l’on portait n’était qu’un enfant symbolique, que l’on nommait Hérisichton, c’est-à-dire l'Horus d'or. On le couchait dans un coffret avec un serpent du même métal. L'enfant était souvent porté
sur les genoux de sa mère, de Sémélé, d'Isis, etc. Le coffret mystérieux, l’arche sacrée contenait des grains de sésame, des baies de laurier, des pommes de grenade, des têtes de pavot, des rameaux de figuier, des tiges sèches : et Isis ou la terre, Cérès, nourrit ses fils par le blé, nn le froment, comme la mère nourrit son enfant de son lait (1). Le latin alica l’épautre et sa farine dérive directement de alo nourrir.
Les anciens Hellènes appelaient la déesse Éleutho ou Ilithya celle qui vient, sans le secours de laquelle nul être ne vient à la lumière. Ilithya fut la génératrice première, elle est aussi la nuit primitive mb de laquelle naquirent toutes choses. La véritable étymologie de ce mot doit être redemandée aux idiomes sémitiques; ilse rattache probablement aux noms d’Alilat et de Mylitta, et l’on y découvre les noms de nuit et d’enfantement qui conviennent à l’une et à l’autre Ilithya. Une partie de l'Orient adorait Ilithya, ou la mère première et universelle, sous le nom de Vénus, avec l’attribut de la colombe et sous la forme d’un poisson, parce que ces deux animaux sont l'emblème de l’amour et de la fécondité, et dans la guerre des dieux, cette déesse mère avait échappé au danger sous la figure d’un poisson : pisce Venus latuit. La mère, la nuit première, est identique à la déesse égyptienne Athor, à laquelle la souris était consacrée, comme symbole de l'obscurité. Léto ou Latone, la déesse cachée, la mère d’Apollon et d’Artémis, avait également pour atiribut l’aveugle musaraigne. La nuit, la lune, leurs fantômes et leurs terreurs rappelaient naturellement d’un côté comme d’un autre la naissance, ses douleurs, et souvent la mort de celle qui enfante. Alilat qui inflige des souffrances, la méchante et terrible Lilith qui apporte les angoisses et les tribulations, qui visite les mères sur leur lit de douleur et leur cause la terreur par des apparilions effrayantes, se retrouvent dans l'antique Brimo, dont le nom offrait aux Grecs l’idée d’un frémissement, d’un bruit soudain qui épouvante pendant la nuit. Mais en ce sens elle est plus connue sous le nom d’'Hécate qui préside à la mort. Bhaväni Kali qui conserve en son sein les germes de tous les êtres, qu’elle est chargée de reproduire à l'époque de la naissance, est en même temps la déesse de la mort,
80 Gp, D allaiter, JL£ être grosse, 81 hr 4h DAL + 5), en‘anter,
allaiter. féconder.
bin ventre. D, ny DAR SJ: né, fils, vache, la terre. enfant, 5174 petite fille ; nd 2AOOAG Concevoir, être grosse, race, lignée, «\& être un enfant, enfanter. >
parler comme un enfant; Angl, lad jeune garçon.
82 Eos, bp enfant qui tete; Je by AIN veau, enfant; LS AA embryon, fœtus.
avoir une famille nombreuse ; J= petit veau; 192ÿ, nAAA: 93 embryon. AAOT, AGAOT enfant, jeune génisse.
fille, QDDA petit, pullus; SFA
embryon, fœtus.
moby, nobp grappes qui restent bs2 fruit 6 produire 204 b. by couler 204 b. dans les vignes; AAOAI grappe 4e nourrir, Te enfant, Hind. 92) Ÿs sortir, germer, verdir, de raisin, vigne; AA(OO!I ra- S Le : ü ATet enfant, épi de blé, fleurir.
meaux de palmier ou de vigne; 8 n$20, nôsv, tr Jeunes gens, enfants, jeunes filles. ANèrtrameau, épi
(1) La lune, selon les Égyptiens et les anciens Perses, communiquait à la terre les germes producteurs qu’elle avait reçus du soleil, idée qui se retrouve dans la Séléné productrice des Orphiques.
mie CHAPITRE XV.
Gi LüucIFER.
Le Bélier est l’astre de prédilection du dieu qui éclaire la terre. Chef des signes au lever de la lumière
et point de départ de l’année solaire, il rend au dieu du jour son empire sur la mort; on le nomma le Seigneur, l’Agneau sauveur, la lumière des nations, le chaste, le saint. L’Agneau, Agnus Dei, ainsi qu'Or-
muzd opposé au génie des ténèbres Ahriman, se disait le Verbe qui détruit les maux du monde; il était en
effet le signe réparateur du mal causé par son opposé le signe occidental, le Scorpion, principe du froid et des ténèbres. Le génie du soleil recevait les formes de l’Agneau dans son triomphe sur la durée des nuits, et cette fête de l’équinoxe du printemps était célébrée par des hilaries et de grands jubilés : 55 Lucifer est l'étoile du matin, 4x l'éclat du soleil, et ny amène la prospérité.
L’essence de la loi et du sacrifice remplit, illumine et consume toutes choses comme l'œil du soleil, le soleil lui-même qui règne sur la partie du sud-est. Il a deux visages, pour exprimer sa double nature, feu générateur et feu destructeur, ou sa double forme, feu céleste et feu terrestre; il monte un bélier azuré, portant des cornes rouges, image frappante de la flamme qui distingue ces deux couleurs.
Le cygne, la blancheur du cygne est Xeuxé le blanc, la couleur d’Apollon qui est A6xoç le soleil (xp9 chald. blanc), XY£ le Iynx, l'animal au regard pénétrant, symbole de la lumière en Orient ou celui du soleil dans Sirius, la canicule. Le lynx est le loup cervier Aÿxo, qui dans les hiéroglyphes représentait l'idée de lumière (xo loup, soleil, Xxn lumière). Le loup qui pendant la nuit quitte sa retraite pour chercher sa
* proie, et au point du jour rentre dans sa tanière, est devenu un symbole dela transition de la lumière aux
ténèbres ; il fut pour les anciens comme le compagnon de Mercure le messager des deux mondes, qui préside à la naissance et à la mort, qui conduit les morts aux enfers et par son retour rend la lumière aux vivants. De là encore le proverbe entre chien et loup, c’est-à-dire entre la lumière et les ténèbres. Le loup désigna l'apparition et la disparition de la lumière (Aéxn lumière, Xfys obscurité), tant du jour que de l’année, et enfin la grande vicissitude de la vie et de la mort. Chez les Parses ou Guèbres, c’est un chien qui recoit le dernier soupir des mourants.
La couleur rousse est celle du feu destructeur qui roussit, comme la gelée, grille les plantes : 019, no brûler. On reconnaît dans le culte rendu au soleil une sorte de dualisme ; l’idée morale de pureté y est associée à une idée toute physique, celle de lumière, qui s’y trouve en opposition avec l’idée de l'impureté et des ténèbres. bb: Lucifer donne l’aurore, la lumière, il est aussi le messager des ténèbres, de l’enfer : en allemand, lugen signifie voir, tuben briller, et füigen mentir, lufen cacher.
Apollon donne la chaleur qui vivifie et la chaleur qui dessèche : Hélios est le soleil, qui, ainsi que Héléné ou Séléné la lune, donne la fièvre, la folie, et rend fou, lunatique, ba briller, resplendir, rendre fou, furieux : 6n3 troubler, tn méler, vicier. De même que les flèches ou les rayons d’Apollon ont percéles enfants de Niobé, ainsi sa chaleur vicie, empeste les eaux stagnantes. La flamme est synonyme de la vie qu’on lui attribue et qu’on lui compare. Le feu, le soleil s’alimente de lui-même, ou est l'emblème de la Divinité qui remplit de torrents de vie et de clarté. Semblable au temps, la flamme céleste dévore ses propres créations. Get univers est menacé de périr dans les feux qui l'ont animé : l’homme doit au feu non-seulement l’organisation de la vie, mais encore tous ses moyens d'existence.
83 bbn Ja luire, Ji briller (couleur) 84 Gnx osé briller, sex lune,
74, kg) soleil, Puoc; Bret. hoeil céhac éclat, sol; Lith. saule, Goth. : sauil soleil.
nov prospérer , ANT heureux,
Se EIAA, IGAGA splendeur, ST HR soleil,
soleil; All belle clarté, jour. IAA,
85 bon Lucifer, étoile du matin.
et darder, lancer, projeter; £An, Le
An chaleur, éclat du soleil.
86 119 brûler d’une grande soif, LŸ avoir soif; leuben chauffer.
désirer, aimer exprimer REA Eu P
un transport, folâtrer, «Te sou- ENS
haïter, désirer, être gai, Àdw, Ado.
87 nn9 être enragé, fou, à, avoir l'esprit aliéné, troublé.
bb devenir fou, furieux, troublé, Jl être frappé de terreur, 26 effrayer, &te\ troubler, agiter; SE
2GAOAI être insensé, léger d’esprit.
Got KA) A) être sot, insensé, AN sot, insensé, faSK
sottise, folie.
OA être perfide, trompeur, trans-
gresser, violer la loi, trahir, k»
fuir, rester en arrière, s’éloigner; d\dw, &Airéo errer, pécher, faillir. l
si Epe
bn: enflammer, brûler; Sel la lune; yakéw, yekdw briller, yæhñvn sérénité; ayAn éclat, glangen, gleifen, glaben luire.
np brûler, xnAdw caleo; AI. Édlen brûler, Éoblen carboniser.
270 aun 4) brüler , M7, ,
ir, ie) flamme, AAHAGTI
ébullition, chaleur; AOB:1 devenir
fou ; &fT désirer 189 ; 2xû Su,
Ÿ avoir soif, où + boire
avidement,
“ + être avide 89.
09 ie chald. et syr. brûler, allumer; HTT A tison enflammé; anc. Slav. et Russe lato, Pol.
lato, Boh. leto été.
Dh troubler 5.
bn mêler, vicier, polluer.
APE # se flétrir, se faner.
TA aigreur, acidité.