‹ Hebreu PrimitifChapitre 40 sur 69 · SAVE · texte numérisé non relu

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tribut du lion, de là le dieu‘du temps et de l’année se métamorphosant en une multitude de figures sidériques. FR

Bacchus recut le nom de Biformis parce qu'il a deux principes, deux natures, comme Phanès ; il reçut celui de Gephallen comme étant le principe et la fin de toutes choses. Dans la théorie orphique, le règne de Jupiter devait cesser un jour, et alors régnerait Bacchus, le fils de la Lune. Phanès sous le nom de Bacchus viendra reprendre l'empire du monde, il en sera le dernier souverain comme il en a été le premier. Au retour de l'Inde, à l'équinoxe, Bacchus meurt au solstice d'hiver, et revient au monde le même jour sous les formes de l’enfant Iacchus.

Bacchus comme Osiris perd sa chaleur, sa force, et meurt, ils deviennent impuissants, sont liés comme Saturne pendant l'hiver ; au mois d'avril ils reprennent leur chaleur et renaissent. Bacchus se reproduit à tous les signes du zodiaque, il est l’introducteur, l’initiateur de l’année, et le lien qui ainsi que le Soleil retient à distance et rapproche les diverses constellations (chap. XL); ainsi que le caducée de Mercure, le thyrse de Bacchus ou le sarment de vigne entouré de branches de lierre, marque le lien qui retient, adoucit le taureau.

Le », seizième lettre hébraïque, valant quatre-vingt, marque les liens, l'union, ainsi que 3 le nombre deux. Ces deux lettres sont l'emblème de l'union du Soleil et de la Lune dans le signe des Gémeaux. Bacchus figure les quatre saisons ou l’année entière; c’est par cette raison qu'on l’a représenté accompagné de jeunes gens ailés symbolisant les saisons : le Printemps, couronné de fleurs, tient d’une main une corne d'abondance remplie de fruits, de l’autre un chevreau; l’Été, couronné d’épis, tenant d’autres épis en faisceau et une faucille; l'Automne, couronné d’olivier, porte à la main et dans un calathus des figues sèches enfilées; l'Hiver, couronné de roseaux, tient d’une main des oies sauvages, de l’autre une corne d’abondance renfermant des productions de la saison, etc.

Les Chaldéens divisèrent le zodiaque en douze parties représentées par douze animaux ou douze soleils. Le Bélier ®x portant le cercle ou l'œuf du monde sur ses cornes représente le zodiaque eutier. Il est le principe et la fin, ou ®x le seuil, la porte. Le Bélier ou Jupiter Amoun est pp l'œil ou la source de la lumière; Jupiter est le père, le chef, le créateur da monde, il est l'esprit créateur descendant dans la génération pour produire à la lumière ce qui était caché; il est le dieu univers invisible, qu’on invoquait sous le nom d’Amoun pour qu’il se manifestât couronné du soleil (1). °

Le système égypto-orphique fit du Soleil la révolution la plus magnifique de la Divinité s’incarnant dans le monde, C’est dans cette théorie que l’héroogonie, la légende héroïque puise ses couleurs. En Égypte comme en Grèce, Jupiter-Ammon, père de tous les dieux, ayant sa demeure à l’orient et dans le Bélier, envoie l’un après l’autre ses fils les héros solaires parcourir à travers tous les signes une carrière de combats et de gloire; parvenus au terme, il les transfigure et les absorbe tous de nouveau dans son immortelle essence. C’est ce qui fait que Sem-Hercule, revenu à son père, apparaît, lui aussi, comme dieu du temps en général, témoin le grand serpent des Orphiques se déroulant dans le cours du temps et portant le nom d'Héraclès.

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