PAN
Povis le Soleil, comme ;5n la roue, le temps, par sa rotation met alternativement toutes choses en clarté et dans l'ombre : il est gaivwv le temps, ou le jour et la nuit, oxvoïos Où pévaos ce qui apparaît (l'anneau, le cercle de Saturne). En copte enr signifie changer, détourner, denx renverser, comme en grec goveüw tuer, oévos le meurtre. Sous le nom de Dionysos, le soleil parcourt le contour de l’Olympe, et change de
(1) Guigniaut, Religions de l'antiquité, t. TIT, part. 1, p. 181, 163. :
(2) La roue du calendrier fut figurée par le serpent, et le serpent rampe, coule comme le temps ; il marque le mouvement, l’action du temps, qui en Égypte fut représenté par le potier tournant sa meule, son tour : YBN tourner : FN la roue le temps (RU Rs sr de Has se mouvoir), JDN cercle, mode, cause, forme. |
(3) Guigniaut, Religions de l'antiquité, t. I, part. 11, p. 508, 509.
TC dénomination à chaque saison (1). j3R la roue du potier est comme YbI le temps qui donne la clarté du jour et la noirceur de la nuit (2) : g%w, oui briller ; gévo priver de la lumière, tuer.
Pan est le même que Protée le dieu aux mille formes, tantôt lumière, tantôt obscurité, image du ciel dans son union avec la terre. Le bien et le mal ou le vrai et le faux concourent à l’ordre harmonieux de l'univers; la flûte de Pan composée de sept tuyaux inégaux produisit les sept intonations qui forment cette harmonie.
Sérapis, Mercure, Pan, ne sont qu’un seul et même dieu dont la forme est le cercle, représentant l’univers entier, qui a successivement la moitié de sa surface dans l'obscurité ou dans la lumière. Pan représente la divinité par sa continuité, son éternité, et l'humanité par son changement, son instabilité; il est le dieu qui uit les deux natures. Phanès, le manifeste et le caché, représente la divinité qui a les deux sexes, qui est double et multiple : oxvés la lumière, pavés la mort; xévoc qui est d’une seule couleur, tout à fait blanc ou tout à fait noir. On retrouve dans Mercure, dans Pan, les deux natures, la nature divine puisqu'il est le dieu de la sagesse, et la nature mortelle puisqu'il est le dieu des larcins, de l’impudeur. Mercure est le fils de Jupiter, et l’homme est aussi le fils de Dieu, et comme tel il tient de son père céleste une âme immortelle, et de sa mère ou de la terre un corps périssable qui retourne à la terre. L'homme doit au ciel la sagesse, la rectitude de son jugement, et tient de la terre les sens qui le dominent et le perdent. Comme le dieu Pan, il souffle le chaud et le froid et passe du blanc au noir. Tout ce qu'il y a de divin dans le discours était symbolisé par la poitrine et la tête de Pan; ce qu’il y a de faux, menteur ou bas, vil, était figuré par la partie inférieure de ce dieu, qui est velue, sale, et a la forme du bouc.
138 n39 se détourner, s’en aller, anéantir, jà éloignement. JàD, j2YX, FEU couvrir, cacher, ŒU aller, se mouvoir. gevaxitw tromper, vévaë trompeur, fourbe. Re changer, denx renverser, abattre.
onze, done changer, tourner, détourner.
gaw, gévw priver de la lumière, tuer, ôter la vie, finio. govebw tuer, poveis, pôvos, vové, funus, funérailles.