CHAPITRE
Variations dans la composition du Tréfle d'eau (plante entière) au cours de la végétation d'une année.
J'ai cherché, dans ce chapitre, à étudier surtout les variations que peut subir la méliatine, dans la plante entière, au cours de la végétation d’une année.
On a vu que la composition du Trèfle d'eau était moins bien connue que celle de la racine de Gentiane. On ignore encore, par exemple, quel hydrate de carbone hydrolysable par l’inverline, il peut renfermer. J'ai fait de nombreux essais en vue de l'extraction de ce principe, et, malgré tous mes efforts, je n'ai pu obtenir, jusqu'ici, le sucre du Ményanthe à l'état cristallisé.
En outre de cela, il n’était pas possible, comme pour la gentiopicrine, d'opérer le dosage de la méliatine dans un extrait débarrassé des hydrates de carbone. l'éther acétique étant un mauvais dissolvant de ce glucoside, et les autres liquides utihisés à son extraction, alcool ou acétone, entraînant en même temps une certaine proportion d'hydrates de carbone.
En conséquence, j'ai appliqué au Trèfle d’eau la méthode biochimique telle que je l'ai décrite dans le premier chapitre de ce travail et j'ai interprèté les résultats qu’elle m'a fournis de la façon suivante :
Par l’invertine, on a dosé les proportions d'hydrates de carbone hydrolysables par ce ferment en se basant sur la quantité de sucre réducteur formé, calculé en glucose, el sans préjuger en rien de leur nature.
Par l'émulsine, on a fait le dosage de la méliatine en interprétant les résultats d'une façon légèrement différente de celle qu'on avait employée pour le dosage de la gentiopicrine dans la racine de Gentiäne.
En effet, dans tous les essais, les indices ont sensiblement dépassé l'indice théorique de la méliatine, et si on s'était appuyé, pour calculer la proportion de ce glucoside, sur le chiffre indiquant la quantité de sucre réducteur formé par l’'émulsine, comme on l’a fait pour la gentiopicrine, on aurait trouvé des valeurs trop élevées et qui, dans certains cas, auraient dépassé de près d’un quart la valeur réelle.
Pour obvier à cet inconvénient, on a calculé la quantité de méliatine en s'appuyant sur le retour de la déviation produit par l’'émulsine. à
On sait qu’une molécule de méliatine, 346, fournit, par hydrolyse sous l’action de l’émulsine, une molécule de glucose,
180. On sait également que l'indice de réduction théorique de la
ou 1,922, on obtient la quantité de méliatine hydrolysée pour
un retour de la déviation vers la droite de 1°, soit 0 gr.,4574 ; autrement dit, uii retour vers la droite de 1 minute correspondra à la présence dans le liquide essayé, de 0 gr.,00762 de méliatine.
La préparation des extrails sur lesquels les essais ont été faits est absolument la même que celle des liquides employés dans l'essai À dela racine de Gentiane {page 114).
Les plantes m'ont été expédiées de Blois et ont toujours été traitées par l'alcool bouillant vingt-quatre heures après leur récolle.
Les résultats des sept essais biochimiques que l'on a effectués sont rassemblés dans le tableau suivant. Rappelons qu'ils ont été faits sur des extraits liquides, aqueux, dont 100 cm? correspondaient à 100 grammes de plantes entières fraîches.
méliatine est 238 (1). En multipliant ce chiffre-par le rapport
(1) Rappelons que l’on appelle indice de réduction enzymolytique d'un glucoside le nombre de milligrammes de sucre réducteur formé, dans 100 cm de liquide, pour un retour de la déviation vers la droite de 1°, retour observé au lube de 2 décimètres.
tte. QuNEMON PR FTe sie aTete Te 99IPU] ‘‘An9J9np9l 919nQ
°rteese ee INOJOW