CHAPITRE III
HAROLD EN ITALIE Janvier 1876
M. Pasdeloup, qui avait, le premier, fait beaucoup pour la gloire et le nom de Berlioz en imposant à son public ordinaire quelques-unes des plus belles pages du grand musicien, s'est piqué d'honneur en voyant le Conservatoire et le Châtelet exécuter solennellement des œuvres entières ou des fragments considérables de Berlioz. A défaut de chœurs, il a restreint ses recherches dans les compositions orchestrales du maître. Il avait déjà fait entendre en entier, il y a trois ans, la Symphonie fantastique ; cttte fois, son choix s'est porté naturellement sur l'œuvre instrumentale de Berlioz la plus renommée, sur cette symphonie d^Harold en Italie^ qui n'a pas été entendue intégralement à Paris depuis bien longtemps, mais dont un morceau au moins est demeuré célèbre, grâce *à de belles exécutions.