LE CHŒUR
Une veuve
Roi de cette contrée Par les flots entourée Où Tabeille dorée D'olives se nourrit, Prince de Salamine, Ta patrie est voisine De la sainte colline Que Minerve chérit.
Là, sur ta nef rapide Ayant rejoint Alcide Et sa troupe intrépide, Tu partis avec eus
Et, pour la fois première, Une lance guerrière Jeta dans la poussière La ville, œuvre des dieux.
Une vierge
Par la torche enflammée D'une argienne armée, Pergame est consumée Une seconde fois Et, Phœbus! c'est encore- Vainement que j'implore Ta main à l'arc sonore Et ton brillant carquois.
Tu me fuis et Neptune Dont la longue rancune A trahi la fortune
De votre antique mur, Protège les Atrides Ou, sur ses flots perfides.
Poursuit les Néréides Aux crinières d'azur.
Une veuve
Du moins, que son haleine Bouleverse la plaine De la mer et qu'Hélène Périsse dans les flots.
Cette Hélène trop belle Dont la grâce mortelle Suscita la querelle Des dieux et des héros.
O Zeusl je te supplie; Que ton ampur oublie
La chaîne qui te lie Aux enfants de Léda Et qtf il te ressouvienne De cette fleur troyennc Que Taigle olympienne Vint cueillir sur Flda.