‹ Hégel: Exposition de sa doctrine, avec une table analytique des matièresChapitre 19 sur 29 · La nature. mécanique · texte numérisé non relu

La nature. mécanique

L'idée apparaît brisée, éparpillée, les choses sont en dehors les unes des autres,; agissent extérieurement les unes^ur les autres, et n'ont pas de principe immanent de détermination.

A. La nature mécanique dans laquelle règne exclusivement la catégorie de quantité, et qui n'est pas encore lêtre réel » est la nature mathématiqtie.

Comme la logique , la nature commence par l'abstrait , l'indéterminé : Vespace. L'espace est le morcellement absolu ( dos absolute aussereinander ) , chacun de ses points est en dehors de l'autre , et cependant ils sont ab-

des aaaées entières .... Schubert trouve un parallélisine exact entre les pfMrlies du système pUnéiaîre et ceUes du corps humain. hU quatre planètes les plus proches du soleil représentent la tète; les astéroïdes , le cou ; Jupiter, la poitrine et les bras ; Saturne, Vestomac ott le foie; Uranus , les parties gôoitates , etc. , etc.

solument identiques. UaDsTespace, la discrétioD est a*j^ sorbée dans la contiiimté. Comme totalité de l'Idée, l'espace a nécessairement trois dimensions ( longoeor , largeur et profondeur ), qui ne présentent pas de différences essentielles , et ne se distinguent que par des signes relatif!». La disepétion considérée dans l'espace, abstraction faite de la coQtinutté , est le pmnt. La continuilé du point en longueur est la ligne , la continuité de la ligne en largeur est la surface , la continuité do la surface en profondeur est le solide , le c&rps.

La discrétion n'étant dans l'espace qu'un moment transitoire, le point n'a pas en lui d'existence, mais bien dans le temps. Les moments du temps ne éont pas indifrérentsies uns aux autres comme ceux de l'espace, mais ils s'excluent nécessairement : Saturne dévore ses enfants. La discrétion est ce qui domine dans le temps, cependant chacun de ses moments est en-* chaîné à l'autre, et la continuité est une de ses détcr-^ mfnations nécessaires. Dans l'absolue continuité du temps glt l'impossibilité qu'il ait jamais commencé et quMl puisse jamais finir; le commencement du temps demanderait un instant iajxs lequel il aurait commencé, c'està-dire, que le temps suppose toujours son existence antérieure. Comme l'espace, le temps reproduit le. rhythme dialectique de l'idée; \^ passé et Vavenir qui, considérés en eux-mêmes, sont des abstractions, acquièrent de la réalité en venant se confondre dans lepréseiU.

La série des moments qai se soceèdeni d«os Je pnè^* senl» consUtae la durée. Comme lesinslanla de la du* rée soQt identiques, en passant de Ton à l'aulrc, le temps ne sort pas de lin^môme, et c'est en oela iple consiste l'idée de réternitéy qui est le présent absolut Le présent étant le résultat du passé tout entier» et le germe d*Qrt aYenir infini » chaque iwmcMt de ia durée renferme en soi rétemité.

Ces deui déterminations contraires d'espace et de temps, viennent s'absorber dans une troisième détepmi^ nation qui est leur synthèse : le mau^iement; de la même manière qu'en logique, nous airons vu l'èàre et le non<être s'identifier dans le de? enfr : le produit dn monvement est la utoltere** (1). Danft son aggrégalion, k matière possède la continuité de l'e^Hice/ et dans son itnpénitrabiUUf la discrétion du temps, f&t Faggrégation, tous les points sont enchaînés Tnn à l'aulre: faiMicêwn; par l'impénétrabilité, ils tendent à se diviser : lar^iiiE^

(1) L'eniendement peut avoir quelque répugnance à admettre, que des éléments purement idéaux, tels que Fespace et le temps , produisent kl «ttUèce;e^cepiNi4snt, «elle idtntit^dsVid^letdu réel est admise de fait dans les sciences. Dans le levier, par eiemple, on remplace la masse par la longueur, une quantité réelle par une quantité idéale, Une tuile qui , par elle seule , B>n pas bpalile de tuer un homme , le tue cependant quand elle a une certaine vitesse. Or^ la vitesse n'est que le rapport de l'espace au temps ; il est donc vrai de dire qu'un homme peut être tué par do temps et de l'espace combinés.

sien* Ges'^eai: forées viennent^se eombîtier dans la gruvùation, qui estlldée totale de la matière. Le sup* plice auquel est condadiDée la matière, c-eA de chercher èternellènent ritntté saos jamais pouvoir l'atteindre.

Bi Par l'attraction et la répuMoii» la matière se di« viâe en plusieurs ^ecres particuliers^ qui sont indifféreiitç les uns aux autres, et ne se limitent que par des diffi6rences quantitatives ; les masses ou les c$rp^. Les rappaists parement extérieurs qui existent feutre eux consUtuAot la jiqscANiQGB PAnTiCUUâiUB wime. Soumis à la.loi'd'ineiitie,les cprps ne sont en mouveoient ou en i^pos^.que.'par une cause externe, ta cause du mouvemeut est Je oboci oeUe du repos, la preiston. Pm* la pressioDou la.s«q[)ension, le cmrps est teau éfeigné do oestre de la terre. Cet obsftacle est^il détruit , te corps dMit à son ImpulsiDn interne, eichevolie le point eenttviL Dans le jugement do graTitatiOU, la chute est la copule logique qui fait rentrer le corps particulier comme sujet, dans le centre général comme prédicat (1).

héfei (éwff) est une réohion contingente du choc et de la chute; mais la ligne courbe, la parabole, qui ré^ultede ces facteurs contraires, ne peut pas encore se

(I) On se rappelle que, pour Hegel, tout se fait, se maintient , se développe par jugement et par syllogisme.

replier iofloimeat sur elle^méine et réuoîr 1 exlrémilé de ses toanches.

C. C'est ce qai arrive dans la bcêcaniquë absolub^oii Vaiêfmomie. Dans k maoyement des ooi)» pianétaîres, Tattra^tioD et /la réiml^ii aoQt daas une ideotitô absolue^ et la ligoe qu'ils décriveai est une courbe doi»i les extrémités se confondent, Cesl faiossemeal^u'onf donne à la force centripète et centrifuge une existence indépendante. La force. centripète est assimilée an mouvement qui a lieu dans la chute; et» comme si elle existait seule» la terre serait attirée Ters le soleil dans la direction du rayon» on suppose oa choc prinutif, foi a poussé les corps |dtiiétaires dans la direction de la tangente, -de Idle sorte que» sollicités à la fois» et par la tangente et p«ir le rayon» ils décrivent une courbe comne moyenne prèportionnëlle entre te deux directions. Nous avons tu tout ji Thenre à Tencoatre de cette théorie» que le dioc et là clMte réunis» ne peu* vent donner lieu qtfà une parabole dont les deux branches se fnîent indéfiniment li est an rate toal-à-fait faux d'appliquer» à la mécanique absolue» les catégories delà niéeaniqae partionUére; le choc et la ehnte ont un terme a quo et miqwm^ ils velévent de ^elque chose d'^Klérienri; dans la mécanique céleste» nn con* traire» nous ayons une force immanente (tf%eh)^un mouvement libre» absolu» c'est-'à-dire» qui a sa source ^n lui-même. Ce qui se meut soi-même est éternel ; la

courbe, qui confond ses deux extrémités» n'a ni commencement ni fln ; ces deux moments sont identifiés dans chacun de ses points.

De ces prémtises, Hegel dédait les lois des nMWive* ments célestes découvertes par KepplenNous nous dispenserons de le suivre dans cet examen par les raisons que nous avons données plus haut*

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