‹ Hégel: Exposition de sa doctrine, avec une table analytique des matièresChapitre 18 sur 29 · DE LA NATURE · texte numérisé non relu

DE LA NATURE

Apbés aTQîr parcouru la séria iQ^i eatière de ses détermi^atians IcyÎQ^^» Vidée revêt la Corme, de ^extériorité , elle ap(iaraU.cûquiie oatur^ . » »

La manière dqpt Hégd enTiaageia pbplo9<vhi^derA%

nature» «b dédokrigoiireiiaen^i^ttfci prijicip^qni rivii

fie toute aa doctrine; J^ ee que Vkié^ ^t rexiatence abh

$Qlue , ndti^tîté de l'idéal et du r^, le priudpe et la fin

de tonte chose » il suit que ^ujl ce. <|u'il y a. de. vrai ,«

d'essentiel dans le monde iSeNble. , appartient à Vié^ ,

et qoe la «atnre.doitBOus, présenter, daps,- un parjiUé-

lisme parfatt» les mêmes détermioatiens que oopa avo^s

trouvées dans Ja logique. Siddmnent » tandis qpp » 4ai^

lalogiqno» aesdéterQunatùnaafexistaient qu!à^*é|at ^

naornente» /eUes^mt acquis daiM la tiatmi une f^i^i^^ncQ.

pnapre: Le travail de la natar^qui d'élève, dc^'foro^si

les plus simples aux plus compliquées» n> pas. d'fot^é

but que de iriompher du morcellement de l'idée , pour reloarner à l'unité. Comme la nature est enchaînée par la nécessité , elle ne peut présenter qu'une gradation en dignité et non un développement successif dans le temps. A proprement parler, h nature n'a pas d'histoire. La nature est tout en même temps , et comme elle ne s'est pas développée peu à peu , elle n'a pu se perfectionner : elle est éternellement la même.

La philosophie de la nature consiste à prendre l'idée pour point de départ, et à reconnaître ses catégories, au sein de la multiplicité des formes matérielles qu'elle peut revêtir. L'observation n'est pas rejetée , mais elle se trouva placée stir le second* plan; elle n'est pas le point de départ , mais une pierre de touche qui sert à montrer si l'esprit a été fidèle à la méthode absolue , ou bien , 9II a cédé à des suggestions - personnelles , subjectives. Bans ce dernier cas, il feut jeter de nouveau le systèAtê dans le èreuset de la dialectique, jusqu'à ce qu'il en sorte en harmoiîe coiÉplète avlra la réalité. La philosophie de la nature part du centre , pour arriver à la circonférence; l'ébservation part de la circoni%renee, pour arriver au centre : eUes peuvent et doivent même se rencontrer, mais pourcela it faut que la phitosoplne ne s'arrête pas à l'identité abstraite y et que lephysicien , ne se perdant pas dans rinfinie variétédes phènomêoesr remonte aux lois stables etgénérales > qui seules ont une valeur dans les seieneos. Si la physique * se bornait^ à

des appercepUons iminédiates, elle consIsCerâit dan^ Texercice defrsens; à voir, oniir, sentir, et à de compter, les animaux aussi seraient physiciens. Mais le propre de rintelUgence, c'est de Iransformerrimmédiat en médiat y r individuel en général i le fflMvofjtt^v en vou{acvov. Ce n*est qu'en fesant violence au vieux Protéé/ c'est-à-dire, en nes'arrétant pas à son apparence sensible, qu'on ToUige à révéler la vérité. Hamann a dit avec beaucoup d'esprit et de raison , que la nature était un mot hébreux écrit seulement avec des consonnes, et auquel rintclligence doit ajouter les voydles.

Ce n'est que pour ne pas laisser une trop grande la*cune dans l'exposition du système de Hegel , que nous donnerons un canevas de sa philosophie dç la nature , mais des motifs de plusieurs ordres nous empêcheront d'entrer dans des détails. Sans tenir compte de nos habitudes françaises , qui concentrent dans la sphère de l'esprit l'ensemble des sciences philosophiques; sans parler de la somme immense de connaissances spéciales qu'il faudrait posséder pour interpréter conirenablement les idées de Hegel , en astronomie , chimie « physiologie, etc. , etc., il est une raison intrinsèque., qui suffit à eUe seule, pour justifler notre brièveté, et nous dispenser d'un aveu d'impuissance.

Bans les temps modernes , Schelling et Hé^el se sont partagé l'empire de la philosophie. Schelling en a développé surtout le côté objectif, et en cela il ne fcsait

— !32 — qu obéir à la leodance géoérale des esprits, qui avaient hàle d'échapper à ridéalisme hardi , mais froidemeot abstrait de Ficbte* La philosophie de la nature, que Schellîng avait créée on plot6t reconquise, occupa dans son système- une place presqa'exdosive , et provoqua, daiiis la foule des penseurs , une tendance exclusive aussi ; la réaction avait dépassé le but et appelait une réaction nouvelle. Hégd se préoccupa surtout delà philosophie de l'esprit , et de la forme à donner à la science. Pour la philosophie de la nature, il n'est que le fidèle continuateur de Schelling (1) , et sa pAti de gloire consiste surtout à avoir apporté la rigueur des formules logiques, là où Seheiltng n'avait vu qu'une poésie sublime {% En passant rapidement sur là philosophie

(1) Il est bon pourtant de signaler une différence essentielle dairs ta manière dont Hegel et SchellTng envisagent la natunï différence qui résulte du pr&ocipe qui dooine leun aystèmes. Pour Scbelling, dont le point de départ est le savoir immédiat, l'intuition intellectuelle, et qui s'attache surtout à Videntité, la nature devait se révéler dans toote sa beaolé et sa paésie, et ef qu'il devait faire ressortir, c'était TharmoBie de la nature et de l'esprit. Au contraire ; l'esprit étant pour Hegel le dernier terme de développement, qne l*tdée ne peut atteindre qu'à travers une déchéance nécessaire, il devAi^. s'attacher surtout à meure en relief ce que la nature renferme d'infériorité et de contradiction.

(2) On ne saurait se faire une idée des rêveries bizarres dans lesquelles les disdpleatdB Schellîog ont été ealrataés par l'absence de toute marche méthodique. Pour Oken , par exemple, le siège de^ pressentiments est le foie. La pensée, dont le cerveau est l'organe, trouve un écho dans le foie : en lui, l'esprit sommeille sans conscience

^ 133 — de la nature^ poar nous arrêter davantage à la logique et à la philosophie de l'esprit , nous n'aurons donc fait quQbêir.à la nature même des choses, dans un travail spécialement destiné à Hegel.

Haas la sphèredo la nature, I idée subit d'abord trois détennîoations principales : elle apparaît comme nature mieanique , comme nature physique , comme nature organique.

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