‹ Hégel: Exposition de sa doctrine, avec une table analytique des matièresChapitre 21 sur 29 · La WÊÊiwre^ ùTç^emique · texte numérisé non relu

La WÊÊiwre^ ùTç^emique

Le procès chimique est le point le plus élevé auquel la nature inorganique puisse parvenir ; il forme sa transition à la sphère de l'organisme, dans laquelle )a forme infinie , ridée^ arrive à sa réalité objective, el enchaîne dans l'unité 1^ éléments contraires. Le corps vivant est toujours sur le point de devenir le théâtre

(1) Od comprend qu*Hégel ne donne pas ici à ce mot le senç de personnalité ; c'est tout simplement le corps, particulier envisagé comme un eomphxus de propriétés.

d'an procès chifiDique ; mais € est le propre de la vie qoe de pouvoir maîtriser les contraires, et la comUnainaîséo chimique ne s'opère que dans Ta tnatedie» et après la mort.

A. Le premier organisme que nous avons à eonsi^ dérer y c'est I-organisme terrestre ou géologique. C^ qiA constitue son caractère propre, c'est que les^forces qui ont donné lieu â sa fornaatlcfn , les laoleurs^de la vie» ont une ertisténce propre en deliors du sujet qui apparaît comme résultat. «* -

B. Dans forganisme végétal , la vie qui se faitjour sur tous les points, s'épanche en un noœhre infini d'individus; chaque partie de la plante est l'indtTida tout entier; la racine peut devenir rameau, et le rameau racine. Il suit de là, que la croissande dans les plantes , n'est que la pi^ôduction de nouveaux indivjdus, qui s'ajoutent par juxta^position/ de telle ^tteque l-ôrga» nisme végétal manque encore de l\imté indifidoelle absolue.

C. Cette unilé se trouve réalisée dans rorganisme animal, dont les caractères distinctifs sont : l'intus-susception périodique , la locomotion » le sentiment ; et dans les degrés supérieurs de l'échelle , la chaleur interne et la voix. La formation y raistmilation, la reproduction , qui étaient encore confondues dans les plantes , sont des fonctions qui y chez l'animal , sont distinctes au sein de l'unilé du sujet.

En tant qulndividu » ranimai ne peat jamais être adéquat à Tespèce » et c'est dans celte diaptioportîon qœ gtt la néceasilé de la nuUadie et de la morL La maladie provient de ce qu'une partie de l'organisme s'isole de la vie totale et s'efférce de se donner une vie indépendante. Alors l'organisme se sépare du monde extérieur, et se nourrit de sa propre substance» Le remède est un poison (^piMtwoir) destiné à exciter ses forces assoupies , et.le mettre de nouveau en rapport avec le monde extérieur. Dans ce cas, il faut que Fénergie de roqfanisme soit doublée, pour qu'il puisse triompher à la fois et de son inertie et du remède administré; s'il n'est pas capable de ce double effort, la morta lien* La mort est l'acte négatif par lequel l'idée se délivre de l'individualité dans laquelle elle est captive au sein de la nature, pour reviMûr à l'identité, à la généralité. Le but de la oatore c'est de se snidder, de briser sou enveloppe matérielle » de se préparer à dle-méme son propre bûcher, pour sortir de ses cendres plus belle et plus radieuse : se transfigurer en espnûr.

Page 1