‹ Hégésippe Moreau et son DiogèneChapitre 6 sur 9 · Avril · texte numérisé non relu

Avril

rèse Sureau (i),\e Neveu de la fruitière (2), qui figurent dans le Myosotis (édition de 1840).

III. Signalons tout de suite quelques autres productions de Moreau, qu'on a pu retrouver dans ces journaux de 1836.

Armand Lebailly a donné en 1863, dans son petit volume à'Œuvres inédites du poète, quatre articles en prose :

Une femme sensible (extrait de Psj/cbè, 4 février 1836).

La Dame de cœur, qui avait été imprimée dans le Petit Courrier des dames, du 20 septembre 1836, avec ce soustitre : Extrait des confcssicns d'un vieil enfant, ouvrage inédit. — La Feuille de

1. Avait paru dans la PycAé le 5 janvier 1837, sous le titre : La dixième Muse.

2. Journal des enfants, 1836. — Le Neveu delà fruitière et la Souris blanche se retrouvent dans la Fleur desnouvelles;Pans, Passard, 1854, i vol.in-32.

Provius avait déjà reproduit cette nouvelle, d'après une copie que possédait un ami de l'auteur.

M. Scribe à l'Académie, article écrit, dit-on, dans une crémerie de la rue des Saints-Pères et publié le 28 janvier 1836 par le journal Psyché.

Jeanne d'Arc, étude historique composée }ponx\e Journal des demoiselles, qui l'a insérée le 15 mai 1836.

Armand Lebailly a publié encore quelques lettres inédites d'Hégésippe Moreau, son épître  l'auleur de Chatterton (mai 1835), et deux poésies de jeunesse sur la maladie et la mort de M. Sassinot, directeur du petit séminaire de Meaux (1822). 11 a cru reconnaître la manière de l'auteur du Gui de chêne dans deux autres nouvelles non signées, imprimées dès 1830 par le Petit Courrier des

dames : Un dîner cbe^ Vèry et Un jeune homme a marier; cependant il n'a pas cru devoir les rééditer.

Enfin, troispoésieSjdontuneseulement a pris place dans les éditions du Myosotis^ avaient paru au mois de janvier 1839 dans le Journal de Seine-et-Marne, pyblié à Meaux; ce sont les épîtres au général Lafayette, à Didot et à l'académicien P. Lebrun.

IV. Le Myosotis, nouvelle édition augmentée du Diogène et de pièces posthumes inédites, et précédée d'une notice biographique par Sainte-Marie Marcotte.

Paris, Paul Masgana, 1840, in-12.

Cette édition, réimprimée douze fois de 1840 à 1860, l'a été encore plusieurs fois depuis, sans parler des 17 contrefaçons du Myosotis à Bruxelles, pendant la même période.

V. Le Myosotis. Paris, Charpentier, 1848, I vol. in- 18 anglais. (Bibliothèque Charpentier.)

VI. Contes a ma Sœur, par Hégésippe Moreau, nouvelle édition, avec une introduction par Octave Lacroix. Paris, Masgana, 1851, grand in- 18 de deux feuilles un neuvième. — Imprimerie Claye. Prix, . i franc.

Vil. Le Myosotis, avec notice biographique par M. Sainte-Marie Marcotte. Paris, imprimerie Claye, librairie Masgana, 1837. Edition diamant en deux volumes in-32 de XXXIX-280 pages.

VIll. Le Myosotis, 4* édition (i), précédée d'une notice biographique par M. Sainte-Marie Marcotte, augmentée

I. Dès 1846, Masgana avait cependant fait paraître le Myosotis en 2 vol. in-32 jésus, avec la mention 5^ édition. *

d'un portrait littéraire par M. Sainte- Beuve, de l'Académie française, et d'œuvres posthumes (poésies et lettres) recueillies et mises en ordre par M. Octave Lacroix. Paris, imprimerie Claye; librairie Masgana, 1857, i vol. in-18 Jésus, de Lvi-240 pages.

IX. LeMyosotis, suivi de la biographie des auteurs morts de faim. Paris, Passard, petit in-32.

X. Œuvres complètes d'Hégésîppe Mo- REAU ; nouvelle édition, avec notice biographique et littéraire par M. Louis Ratisbonne. Paris, Michel Lévy, 1861, in-18 anglais de xii-280 pages. (Collection Lévy, à 1 franc le volume.) A été réimprimé.

XI. Œuvres inédites d'Hégésippe MoREAU, avec introduction et notes par Armand Lebailly. Paris, Bachelin- Deflorenne, 1863, in- 16.

XII. Œuvres d'Hégésippe Moreau, nouvelle édition, précédée d'une notice littéraire de M. Sainte-Beuve, de l'Académie française. Paris, imprimerie Blot, librairie Garnier frères, 1863, i vol. in-i8 Jésus de 323 pages.

XIII. Œuvres complètes, souvenir d'un ami de Moreau, par Vallery-Radot, bibIioth.au Louvre. Paris, Passard, 1864, in-32.

XIV. Une édition définitive, qui devait comprendre des pièces restées inconnues, avait été projetée par M. Alphonse Fourtier, Provinois lettré et érudit; mais ce n'a été qu'un projet.

Le 12 février 1872, M. Fourtier m'écrivait : « Je recherche tout ce qu'a signé le poète de l^oulpe, avec la pensée de donner une édition plus complète que toutes celles parues jusqu'à ce jour...

J'ai vécu dans l'intimité de Moreau à Provins et à Paris, et beaucoup de ses pièces n'ont été connues que par moi, qui les écrivais sous sa dictée. 11 détestait tenir une plume, et il lui était donné de pouvoir composer un numéro entier de son Diogène sans en écrire un seul vers »

M. Fourtier est décédé payeur central du Trésor, à Paris, au mois de mars 1875.

Il se proposait notamment de faire connaître Moreau auteur dramatique ; c'est là, en effet, un aspect nouveau sous lequel on ne l'a pas étudié.

Dès 1829, Moreau parle, dans sa correspondance, d'un drame auquel il travaille, drame qu'il veut remplir « de douleur et de passion », mais dont on ne retrouve trace nulle part. Le 30 juin il écrit à Madame Favier : « J'ai com-

'^v 79 ^^ posé plusieurs petites pièces, dont l'une est en répétition. Si les autres ont le même sort, comme je Tespère, il me sera bien facile de pourvoir à tous mes besoins. » A vingt ans, le poète avait composé, avec un de ses amis, un vaudeville intitulé le Collaborateur, qu'ils firent admettre par le directeur d'une scène secondaire. Ce vaudeville, après avoir longtemps dormi dans les cartons, fut représenté un beau soir, sans que Moreau ni son ami en eussent été avertis; sur l'affiche du lendemain, leurs noms figuraient, mais aussi les noms de trois collaborateurs qui leur étaient absolument inconnus.

Ils protestèrent et la pièce disparut de l'affiche ; elle n'a pas été imprimée.

J"ai dit ailleurs qu'il faisait jouera Provins, le 3 avril 1833, une petite comédie : l'Amour à la biissarde.

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On sait qu'il lui revient une part de collaboration dans Clément Marot à Genève, représenté en 1838 sous le nom de J. E. Arago, et qu'une autre fois Eugène Scribe lui refusa son concours pour une comédie à laquelle il restait à mettre la dernière main.

Enfin, on lui attribue à tort ou à raison certaines scènes de VEcoïe des Princes, comédie en cinq actes, en vers, jouée sans succès à l'Odéon le 29 novembre 1843, sous le nom de Louis Lefèvre .

XV. Dans les dernières années de sa courte carrière, Hégésippe Moreau a produit pour être gravées avec la musique plusieurs romances et barcarolles. Une lettre qu'il adressait, le 28 décembre 1836, à Mademoiselle Lebeau contient cette phrase : « Je crois vous avoir dit qu'une

dame a fait la musique de deux romances que je lui avais récitées. En voici les paroles, en attendant la gravure. » Il copie ensuite la pièce  mon âme, qui figure dans ses œuvres avec certaines variantes, et il termine ainsi sa lettre : « L'espace ne m'ayant permis que d'en transcrire une, à une autre fois la seconde. »

Au mois de décembre 1839, — un an après sa mort, — parut : « Pauvre poète ! •ç2Xo\es àe feu Hégésippe Moreaumusique de V. Castelli. A Paris, rue Jean-Jacques Rousseau, x\° ■}, »

En 1840 Alfred Boull composait un air sur les paroles de Pauvre Gilbert (chez Delamarre, éditeur, rue Neuve- Vivienne, 48); en 1853 on gravait les Cloches, puis la Fermière, musique de Darcier; en 1857, c'était le tour de sa

romance Si vous m'aimie^, dont G. Alary venait d'écrire la musique (Paris, G. Flaxland, édit.), et deVIIedes Bossus, chansonnette, musique de J. Vanghelve (Heugel,

édit.).

Une autre de ses poésies : Les Ruines de Provins, a été mise en musique par Gariel ; on en a fait un cliœur pour les sociétés orphéoniques.

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