A LA PETITE LAMPE
Dans l'ombre verte et bleue, et nocturne» pareille Aux grands paons oscellés de la forêt d'Angkor, Tu es le seul rubis qui soit là, le lys d'or, L'œil pur qui nous protège et l'esclave qui veille.
Tandis que notre orgueil au sacre s'émerveille Et que les pavots noirs jonchent les miradors, Quand l'âme du fumeur s'exhale de son corps Et que toutes les mers chantent à nos oreilles.
Lorsque l'espoir, cabot fardé, sourit tout bas ; Lorsque nos vieux chagrins entrouvent leurs yeux las, Qu'un sanglot vient aigrir leur pauvre bouche usée,
Te voici, flamme austère, o cygne virginal !..,. Et brusquement je vois, dans ton miroir fatal, Ma vie : cette Victoire aux deux ailes brisées !