‹ HélénaChapitre 3 sur 80 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

un intéressant article de la Renaissance latine S ont, par les jugements qu'ils ont portés ou les citations qu'ils ont faites, ramené sur l'œuvre oubliée l'attention des lettrés. Il m'a paru que des analyses ou même des réimpressions partielles ne suffisaient pas à donner une juste idée d'un poème en trois chants et en 941 vers, le plus long que Vigny ait jamais écrit -. M. Etienne Tréfeu, gendre de feu Ratisbonne, et ayant droit d'Alfred de Vigny, a bien voulu m'accorder libéralement l'autorisation de le publier in extenso. Qu'il me soit permis de lui exprimer ici ma gratitude personnelle et la reconnaissance de tous les amis des lettres françaises.

Cette réimpression ne présentait, quant à l'établissement du texte, aucune difficulté. Il n'existe qu'un seul texte à'Héléna, celui que fournit l'édition de 1822. De manuscrit, point. Par une note insérée au Journal d'un Poète, nous savons que Ratisbonne, en 1867, avait entre les mains un exemplaire des Poèmes de 1822 particulièrement digne d'attention. « Héléna y est annotée à la plume par la mère du poète ; elle en a souligné les passages défectueux d'une main inexorable. Et au-dessous de ces sévères annotations, le poète lui-même a, depuis, ajouté les siennes, qui donnent raison, avec une charmante humilité, aux critiques de sa mère -^ » Il eût été du plus haut intérêt de joindre ces remarques au texte qui en avait été l'objet. Malheureusement, ce précieux exemplaire est introuvable. Les recherches auxquelles je me suis livré sont demeurées

1. Vigny inconnu : l'exotisme religieux et militaire, dans la Renais^ sance latine du 15 février 1905, pp. 228-248.

Page 1