‹ HélénaChapitre 35 sur 80 · XXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVI INTRODUCTION

Héreau ^ par exemple, aurait-il été blessé d'une épine égarée dans la gerbe de compliments que lui tendait un ami ? Entre 1822 et 1829, n'a-t-il pas eu le loisir de revoir et de corriger son œuvre ? N'en aurait-il pas eu le courage ou la patience? Il a bien, en réimprimant ses Poèmes, supprimé cinquante vers de la Femme adultère ; il a revisé ligne à ligne et pour ainsi dire récrit la Neige et la Prison, pour ne citer que ceux-là -. Et si réellement le compte rendu d'Ancelot, avec ses bénignes critiques, qui ressemblent plutôt à des conseils, l'avait touché au cœur, ne pouvait-il mettre en regard d'autres articles où l'éloge n'était accompagné d'aucune réserve, d'autres encore où il était comme relevé par les tempéraments discrets et pleins de promesses qu'y apportait le rédacteur ? J'ai déjà cité le Réveil •*. Le Moniteur universel du 29 octobre 1822 consacrait aux « Poèmes de M, le comte Alfred de Vigny et aux Odes et Poésies de M. Victor Hugo » un article des plus flatteurs. Après avoir cité in extenso Symétha, le critique, qui doit être Emile Deschamps ^, ajoutait :

1. Voyez dans le Mercure du XIX" siècle (t. I, 1823. pp. 171 et suiv.) l'article de Léon Thiessé sur les Tablclttes romantiques ; dans la. Revue encyclopédique {i XVII, 1823, p. 630) le compte rendu du même ouvrage par Héreau : « On voit que le bon est en majorité dans le recueil, mais il 3- a aussi du faible, de \ insignifiant et du mauvais; tels sont : le Roi des Aulnes, par M de Latouche; l'Apostat, par M. de Saint-Valrj-, et la Neige, ballade de M. Alfred de Vigny, etc... « On trouvera, du même auteur, des jugements analogues dans les t. XXV, 1825, p. 205, et XXIX, 1826, p. 729, de la Revue

2. Je renvoie le lecteur à faire la comparaison, que je ne puis même esquisser ici, du texte définitif avec l'édition originale.

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