Voir le passage de cette lettre cité ci-dessus, p. xii
2. Un journal romantique d'avant-garde, le Réveil, dans un article du 21 novembre 1822. intitulé : Poésies siirla Grèce, réunit les trois noms de Vigny, Guiraud et G. de Pons : « On retrouve dans VHéléna de M. le comte A. de Vigny toute la variété de son talent, toute la richesse de sa poésie ; on y trouve, ce qu'on ne trouve pas aisément dans toutes les amplifications libérales sur les Grecs, une foule de passages empreints dune haute et véritable inspiration... A côté de ces vers simples et grands comme l'Evangile, nous aimons à rappeler une Ode aux Grecs de M. Alexandre Guiraud, où sont évoqués tous les souvenirs profanes de la Grèce... Enfin un poète qui, ainsi que M. de Vigny, sert le roi de salyre et de sonépée, M. le comte Gaspard de Pons, a publié une épître sur l'insurrection des Grecs qui annonce un talent fort et brillant. »
3. Sur le développement de la littérature philhellénique en France, voyez Eug. Asse, V Indépendance de la Grèce cl les poètes de la Restauration, dans /es PetitsRomantiques, Paris, hec[evc,ldOO, pp.89etsuiv.
INTRODUCTION XXXI
extrêmes limites de sa jeunesse l'œuvre qu'il avait exclue du recueil définitif de ses poésies ? C'est précisément ce que nous allons voir en recherchant les motifs qui l'ont décidé à supprimer Héléna.