‹ Héléna, poème en trois chants;Chapitre 23 sur 50 · Chant II, V · texte numérisé non relu

Chant II, V

INTRODUCTION XLVII

Et tranquilles sous ses yeux.

Les esclaves de l'esclave Regardent la mer qui lave L'urne vide des aïeux ^.

Voyez-vous sur les monts ces feux patriotiques

S'agiter aux sommets de leurs croupes antiques ?

Et Colone, et l'Hymète, et le Pœcile altier

Que l'olivier brûlant éclaire tout entier ?

Comme aux fils de Léda, la flamme est sur leur tête ;

Les Grecs les ont parés pour quelque grande fête :

C'est celle de la Grèce et de la libei'té '-. . .

Tel est, dans ses grandes lignes, le plan d'Héléna. On voit tout ce que Vigny doit aux maîtres qu'il a imités. La disposition extérieure et, si l'on peut dire, la coupe de son œuvre accuse encore la ressemblance avec l'auteur du Corsaire et du Giaoïir. Depuis la vogue des poèmes de Byron, la composition décousue et fragmentaire est à la mode. Lamartine, dans la Mort de Socrate, se glorifiera de l'avoir employée ^. Mais avant lui Vigny en a trouvé le secret. Hélêna est écrite en couplets indépendants les uns des autres, dont la longueur varie suivant le gré et le

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