‹ Héléna, poème en trois chants;Chapitre 25 sur 50 · XLVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVIII INTRODUCTION

souffle du poète. Il y a même quelque chose de la brusquerie ordinaire à Byron dans la manière d'attaquer certains de ces couplets. « Quel est ce cavalier qui accourt à toute bride ?... » — « Comment nommez-vous le caloyer que j'aperçois dans ce sentier solitaire ^ ?... » De même dans Héléna :

Ecoutez, écoutez cette cloche isolée -... Belle Scio, la nuit cache ta hlanche ville ^...

Aux armes, fils d'Ottman, car de sa voix roulante Le tambour vous rappelle à la tâche sanglante*...

La division en trois chants, distingués par un titre spécial : L'Autel. — Le Vaisseau. — L'Urne, semble un procédé emprunté à Chateaubriand, qui lui-même en avait pris l'idée aux poèmes homériques ^. Mais il est encore dans la manière b^'ronienne de coudre au début d'un chant quelque brillante tirade qui ne se rattache que lâchement au sujet, purpureus pannus, morceau de bravoure où la verve du poète se donne carrière : tels le couplet sur la puissance de l'amour, qui ouvre le ii*^ chant.

1. Voir le Giaouv, trad. Pichot, 2« éd., 1820, t. II, pp. 12 et 31.

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