‹ Héléna, poème en trois chants;Chapitre 33 sur 50 · Itinéraire, éd. Garnier, t. Y, pp. 198 et · texte numérisé non relu

Itinéraire, éd. Garnier, t. Y, pp. 198 et

LVIII INTHOnUCTION

craindre de cacher le l)eau ciel de la Grèce ; ce n'étaient point des ténèbres, c'était seulement l'absence de jour. L'air était doux comme le lait et le miel, et l'on sentait à le respirer un charme inexprimable. Les sommets du Taygète, les promontoires opposés de Colon idçs et d'Acritas, la mer de Messénie, brillaient de la plus tendre lumière ; une flotte ionienne baissait ses voiles pour entrer au port de Coronée, comme une troupe de colombes passagères ploie ses ailes pour se reposer sur un rivage hospitalier. Alcyon gémissait doucement sur son nid, et le vent de la nuit apportait à Cymodocée les parfums du dictame et la voix lointaine de Neptune... ^ » ; — une autre, plus fugitive, du IL livre : « La lune décroissante paraissait au milieu du ciel comme les lampes demi-circulaires que les premiers fidèles allumaient aux tombeaux des martyrs - » ; — une réminiscence du Giaoïir : « Beau climat ! où chaque saison propice sourit à ces îles fertiles que l'œil découvre des hauteurs de Colonna, et dont l'aspect enchante le cœur et le plonge dans une douce rêverie ! c'est là que l'Océan admire la surface à peine soulevée de ses flots dans lesquels se réfléchissent les sommets des monts qui couronnent ces îles fortunées ; et si parfois une brise passagère vient faire onduler le cristal azuré de la mer, ou sépare une fleur de sa tige, les ailes de ce zéphyr bienfaisant transportent en tous lieux les parfums les plus doux » ^ ; — et une de Childe Harold : « Le rivage retentit de cris confus... De légers caïques semblent à peine effleurer la plaine liquide ; les jeunes Grecques dansent sur les bords du

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