POLLUX, ELECTRE, HÉLÈNE
(à Hélène)
Je sais de quelle flamme effrayante, mon frère Brûle pour toi, ma sœur, et peut-être a-t-il dit, Méprisant à la fois ta gloire et ma colère, La rage et la fureur de ses transports maudits.
ELECTRE
(surgissant)
Oh ! feux plus monstrueux que mes aveux funestes.
(à Hélène)
Etait-ce donc pour eux que vous me repoussiez ? Et ne recherchez-vous que le crime et l'inceste Et les chocs des amours brutaux et meurtriers ?
POLLUX
Electre !
HÉLÈNE
(à Pollux)
Ecoutez-la, écoutez-la, vous dis-je.
Elle m'accable enfin, des mots que j'attendais.
ELECTRE
Bras des hommes, étaux d'orgueil et de vertige Broyant terriblement nos corps vierges et frais. Vœux des hommes, brasiers de crime et de folie, Gestes qui violez, souffles qui embrasez,