‹ Hélène de SparteChapitre 48 sur 66 · UN JEUNE HOMME · texte numérisé non relu

UN JEUNE HOMME

(même geste que le berger) Que la foudre ravage et brûle votre toit !

UN AUTRE

(même geste)

Que plus aucun de nous, avec vous, ne s'abouche.

(Gros tumulte. Pollux sort du palais et s'arrête sur la terrasse. Quelques-uns

se précipitent vers lui et un berger, le désignant, crie à tous)

LE BERGER

Voici Pollux qui sera maître et sera roi 1

POLLUX

(après un grand silence ; il s'adresse surtout à ceux qui l'ont combattu et forment un petit groupe à gauche du théâtre)

J'ai entendu gronder vos querelles fatales

Et voulu que ma sœur ne les entendît pas :

Elle est seule, à présent, et pleure Ménélas

Loin de tout bruit, là-bas, au fond de la grand'salle.

Si je n'estimais pas, plus que ma gloire altière

Le bien de Sparte et votre orgueil d'être avant tout

Ceux dont on dit : " Ils sont riches, puissants, jaloux

Des troupeaux de leurs prés et des fruits de leurs terres "

Vos cris pourraient passer, sans émouvoir ma voix.

Mais vous, dont le discours vers le blâme dévie

Dites, quelqu'un a-t-il mieux employé sa vie

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