SCÈNE XV
HÉLÈNE seule, puis RENÉ.
Ahl oui, c'était un mal affreux I j'en suis guérie £n6nl
Elle Toit sur la table le bouquet de René et le jetant arec dégoût.
Pouah!
René parait dans la nuit, escaladant le balcon et de là appelant
doucement.
RENÉ
Hélène I
Ahl
Elle recule Jusqu'à la muraille avec terreur, et y reste comme attachée.
RENE, descendant en scène.
Je le savais bien Que je te reverrais en prenant ce moyen.
Allez-vous-en I
RENÉ
Pourquoi? Crains-tu qu'on me soupçonne?
Là-bas, la foule est grande à n'y trouver personnel
Il est parti. Pour tous ici je suis absent,
Nous sommes seuls... Comme autrefois...
Allez-vous-en !
RENÉ y s^avançant.
Enfin I après deux ans! te voilà donc... plus belle!
HELENE , reculant le long de la muraille.
Si VOUS faites encore un pas de plus, j'appelle!
RENÉ, souriant.
Je t'en défie.
HÉLÈNE, tombant assise.
Dieu!
RENE, doucement.
Fallait-il pas te voir?
Aussi, pourquoi ne pas même me recevoir?
Tu Tas voulu, tant pis! Je n'avais que la ruse Pour ne pas repartir sans te revoir; j'en use! L'escalade était rude et non pas sans écueil, L'entreprise, entre nous, vaut un meilleur accueil... Ne tremble pas ainsi.. . Tu devais bien m'attend re. Voyons, tu ne peux pas refuser de m'entendre.
Allez-vous^n! ah! malheureuse!