ACTE DEUXIÈME
Acceptez les effets dont j'accepte les causes, Et qu'entre nous du moins.».
Mais lui! cet homme?
JEAN
Eh bien?
Eh bien... Il va venir I que faut-il faire?
JEAN
Rien.
Donc, je vais le revoir, devant vous, face à facel
JEAN
A mon tour, je dirai : Que faut-il que je fasse ?
Vous voulez?
JEAN
Je n'ai pas ici de volonté ; La situation a cette cruauté Qu'elle s'impose à nous et nous tient corps et âme.
Mais je ne le dois pas... pour vous-même...
JEAN
Oh I madame, Permettez! Ce sont là des aspects du devoir Où je vois autrement que vous n'y semblez voir : Ma pensée est qu'il faut faire en pareille affaire Non ce qu'il plaît, mais bien ce qu'il convient de faire.
Du jour où le liasard m^apprit... la vérité, Ce n'est, n^en faites pas honneur à ma bonté. Ce n*est ni vous ni lui qu'épargna mon silence; Veuillez croire qu'alors je me Os violence Et que de me venger j'ai senti la douceur; Mais j'avais une femme et j'avais une sœur, II m'a fallu songer qu'en cessant d'être nôtre Ce secret perdant Tune allait perdre aussi l'autre, Puisqu*enûn vous portez toutes les deux mon nom. Époux, j'avajs le droit de punir — frère, noni J'ai cru qu'il serait mieux, si J'avais ce courage, Étant seul outragé, do porter seul l'outrage, Je me suis tu — plus juste encor que généreux. C'est tout. Ma sœur heureuse en me croyant heureux Peut aimer Bèrement, et, je l'espère môme.
Épouser l'homme fier, qu'elle l'épouse et l'aime. Elle n'a pas souffert, elle n'a pas rougi.
J'estime qu'agissant ainsi j'ai' mieux agi... Mais cessons, je vous prie.
Oh ! non, oh ! pas encore, Pas sans me dire un mot que j'attends, que j'implore; Je vous ai tout écrit, monsieur, tout confessé. Vous connaissez ma faute, elle est dans le passé... Que votre volonté là-dessus s'accomplisse^ C'est bien! Mais du présent je ne suis pas complice, L'épouse en moi du moins est pure. Oh! répondez! Vous le croyez? N'esl-il pas vrai, vous le croyez 1
Je ne crois rien. Mon nom a-t-il pu vous permettre