ACTE DEUXIÈME
PAUL
Maîâ non... peut-être... Je l'ignore.
JEAN
Attendre! en ce moment? C'est étrange... Et pourquoi?
PAUL
Si je le fais, monsieur, croyez que je le doi.
JEAN
Ah! çà, voyons, parlez, dites-moi tout, j'écoute.
Gaiement.
Vous me faites trembler, savez-vous bien.
, Après un silence.
Sans doute, Il faut qu'elle soit grave, il le faut, la raison Qui cause ce retard à notre liaison.
PAUL
Si tant est qu'elle soit.
JEAN
Et quelle serait-elle?
PAUL
Ohl monsieur, toute intime et toute personnelle.
JEAN
Vous ne me croyez pas plus que vous indigent, Ni soigneux plus que vous des choses de l'argent, Cela ne touche en rien, n'est-ce pas, la fortune?
PAUL
En rien.
JEAN
Alors... pardon, si je vous importune,
f^aO:"-.
hhmm
Mais vous conviendrez bien que cet... ajournemeni A lieu de provoquer au moins Tétonnement...
Vous aimez toujours Blanche, est-il pas vrai?
PAUL
Je Taime Autant que je l'aimais et plus encore même.
JEAN
Qui nous empoche alors de ûxer notre jour?
PAUL
Taime Blanche, il est vrai, monsieur, et d'un amour Que mon cœur rend bien fort, mais aussi que mon âge A celte honnêteté de vouloir rendre sage, Et plus encor qu'au mien jt; songe à son bonheur.
JEAN
Mais s'il ne s'agit pas d'argent, c'est donc d'honneur?
PAUL
Vous me pressez, monsieur, d'une façon trop dure; J'ai parlé d'un délai, mais non d'une rupture. D'un délai seulement, encore est-il douteux.
JEAN
Ohl n'équivoquons pas, cher comte, tous les deux. Il s'agit de l'honneur?
PAUL
Monsieur, je vous supplie...
JEAN
Vous né voulez donc pas dire ce qui vous lie ?
Je l'ai dit : l'avenir de son bonheur, du mien.