‹ Hélène: drame en trois actes, en vers--Chapitre 44 sur 75 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

PAUL

Maîâ non... peut-être... Je l'ignore.

JEAN

Attendre! en ce moment? C'est étrange... Et pourquoi?

PAUL

Si je le fais, monsieur, croyez que je le doi.

JEAN

Ah! çà, voyons, parlez, dites-moi tout, j'écoute.

Gaiement.

Vous me faites trembler, savez-vous bien.

, Après un silence.

Sans doute, Il faut qu'elle soit grave, il le faut, la raison Qui cause ce retard à notre liaison.

PAUL

Si tant est qu'elle soit.

JEAN

Et quelle serait-elle?

PAUL

Ohl monsieur, toute intime et toute personnelle.

JEAN

Vous ne me croyez pas plus que vous indigent, Ni soigneux plus que vous des choses de l'argent, Cela ne touche en rien, n'est-ce pas, la fortune?

PAUL

En rien.

JEAN

Alors... pardon, si je vous importune,

f^aO:"-.

hhmm

Mais vous conviendrez bien que cet... ajournemeni A lieu de provoquer au moins Tétonnement...

Vous aimez toujours Blanche, est-il pas vrai?

PAUL

Je Taime Autant que je l'aimais et plus encore même.

JEAN

Qui nous empoche alors de ûxer notre jour?

PAUL

Taime Blanche, il est vrai, monsieur, et d'un amour Que mon cœur rend bien fort, mais aussi que mon âge A celte honnêteté de vouloir rendre sage, Et plus encor qu'au mien jt; songe à son bonheur.

JEAN

Mais s'il ne s'agit pas d'argent, c'est donc d'honneur?

PAUL

Vous me pressez, monsieur, d'une façon trop dure; J'ai parlé d'un délai, mais non d'une rupture. D'un délai seulement, encore est-il douteux.

JEAN

Ohl n'équivoquons pas, cher comte, tous les deux. Il s'agit de l'honneur?

PAUL

Monsieur, je vous supplie...

JEAN

Vous né voulez donc pas dire ce qui vous lie ?

Je l'ai dit : l'avenir de son bonheur, du mien.

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