ACTE TROISIÈME
HÉLÈNE, surprise.
Monsieur l
JEAN
Où donc ?
Monsieur !
JEAN
Où donc?
HÉLÈNE, résolument.
Que vous importe!
JEAN
Et moi, je vous défends de passer cette porte. Mais répondez! Où donc alliez-vous de ce pas?
Où j'allais? Vous voulez savoir?.,.
JEAN
Ne mentez pas!
OÙ j'allais?
JEAN, lui tendant la lettre qu*il a prise à Blanche.
Croyez-vous d'ailleurs que je l'ignore?
Tenez! Épargnez-vous de me mentir encore.
HÉLÈNE; lui rendant la lettre et froidement.
Eh bien ?
JEAN
Vous écriviez à Paul de revenir, Que vous alliez, pour lui, libérer l'avenir.
400 IIÉLËNE.
C'était lui dénoncer un secret que peut-^tre Il ne peut pa*)... qui sali? il ne veut pas connaître. Vous nous perdiez !... Qu'importe! il s'agit bien de nous, Mais ce que vous vouliez, je le sais!:..
^ Croyez-vous?
JEAN
Si je le crois... Parbleu I c'est facile à comprendre : Votre tâche est trop lourde; au lieu de l'entreprendre. Votre Ame à ce devoir ne peut ^habituer, Et vous vouiez partir!
Non, je veux me tuer!
Ah ! j'en ai trop ! Et lasse de la lutte, Moi je me juge et me condamne et m'exécute.
JEAN
Vous n'avez pas ce droit !
Et qui me le défend?
Ai- je un père, une mère, un époux, un enfant? Mais je n'ai même plus de parents; que m'importe!
JEAN
Vous savez...
J'étais là, derrière cette porte, Tout à l'heure, écoutant, n'osant, le cœur brisé,