ACTE III Gl
Je le saurais ; d'ailleurs, ce voyage lointain... J'y suis!...
(Avec dédain.)
Quelque rougeaude à... Quimper-Corentin ! Quelque dot qui d'ennui se rouillait en province Au fond d'un vieux tiroir dont la serrure grince ! Sans compter les cousins avec les vieux parents Qui lui feront cortège à tous les restaurants !... Ce pauvre Flavignac !... Par le temps où nous sommes, On appelle cela faire une fin ! Ces hommes ! Ils ont des mots charmants, ma parole d'honneur !
(Après une pause.) Oh! je ne prétends point entraver son bonheur. Qu'il dorme en paix, mon Dieu, qu'il soit heureux sans gêne C'est à d'autres regrets que le destin m'enchaîne! Et cette trahison que je devais prévoir N'a pas, d'un flot de plus, grossi mon désespoir! Ce cœur désabusé n'a plus rien qui l'attire. J'ai versé tant de pleurs qu'à présent je peux rire.
(Avec emportement.)
Allons! tombez, pleuvez, croisez-vous, heurtez-vous. Les notes, les protêts, avec les billets doux!
(Elle en remue plusieurs sur sa table.)
Peu m'importe, aujourd'hui ! Femme au léger bagage, Comme mes diamants, j'ai mis mon âme en gage. Et maintenant, montez, sonnez, j'attends sans peur !
(Elle se regarde dans la glace, puis avec un éclat de rite, i
Ah! ah! ah! tout est faux, les perles et le cœur!
(Elle tombe épuisée dans un fautenil, puis avec un ton plus calme.)
Si j'en crois ce qu'on dit, c'est Desprez qui conseille. Le fourbe, quand il vient, dissimule à merveille; Car il est venu, lui, je ne sais trop pourquoi. Même, il prend certains airs que j'observe à part moi..
On ne se doute pas que je connais l'histoire!
(Elle sonne en appelant.) Félicité!...