ACTE I. — LA DÉMENCE
HELIOGABALE (changeant de ton et brusquement) Julia, sais-tu qu'on me trahit ?
JLLIA
ParSœmias et sa douleur j'en fus instruite.
HELIOGABALE (désignant la salle du festin}
Ce soir, aux conjurés, pour prix, de leur conduite, J'offre un repas splendide, et mon désir attend Le réveil effréné que j'ai promis au temps.
(Reprenant son fon voluptueux et s'étendant sur les coussins.)
J'ai marié le dieu Soleil à la déesse Astarté ! Ma mère, j'ai tenu mes promesses : La Pierre Noire a son autel au Palatin ; J'étais Bacchus dans le cortège du matin !
'de nouveau sombre, à julia)
Que fait ton fils pendant que l'on voie l'Empire ? Faut-il qu'Antoninus, mécontent, lui retire Le Césarat ?
JULIA (à part)
Grands dieux ! quel songe de terreur Montre le fils, après que le montra la sœur !
Je veux régner en paix et fort de l'assistance De ceux en qui je mis toute ma confiance.
JULIA
César t'est dévoué, demeurant comme moi Fidèle à la famille et fidèle à la loi Tu le sais ! et tu sais aussi que ta fortune Naquit de notre union et de nos infortunes Après Texil d'Emesse. et quand Julie Mœsa Dressa contre Marrin, Gannvs qui le brisa '
Merci.... je n'aurai donc qu'à punir ceux qui furent Aux ordres du complot, et ceux qui le conçurent.
Cjulia sort.)