ACTE II
vaut tard que jamais. J’arrive même au bon moment pour vous tirer d’embarras; car vous avez le projet de marier Étiennette... ou Camille, comme vous l’appelez maintenant.
GUY
Qui vous a dit cela ?
HÉLOÏSE
Je le sais, voilà tout... Eh bien, pour ce mariage, il vous faut mon consentement.
GUY
C’est vrai, madame.
HÉLOÏSE
Il vaudrait même mieux profiter de cette circonstance pour mettre Camille dans une position complètement régulière. La famille de M. Raoul d’Yves ne pourrait qu’y applaudir.
GUY
Vous savez bien que c’est impossible.
(Avertin fait un petit mouvement négatif de tôte qui semblo dire :
« Attendez ! y )
HÉLOÏÏSE.
Vous vous trompez ; rien n’est plus simple.
Que faut-il faire pour cela ?
HÉLOÏSE
Il faut tout bonnement épouser la mère, et légitimer notre fille par ce mariage.
GUY
Vous épouser, vous?... Madame, vous plaisantez.
CO
HÉLOÏSE
Dieu m’en garde ! dans une situation aussi grave. Et je dois vous prévenir que c’est le seul moyen d’arranger les choses. Demandez à M. Avertin, mon conseil dans toute cette affaire.
AVERTIN
C’est vrai.
GUY
Alors vous refusez votre consentement ?
HÉLOÏSE
Je le refuse.
Même pour le bonheur de Camille?
HÉLOÏSE *
Même pour son bonheur, qu’il n'est pas sur que ce mariage doive faire !...
GUY
Mémo pour de l’argent?...
HÉLOÏSE
Je n'ai besoin de rien.
GUY
Alors, madame...
HÉLOÏSE
Je puis me retirer, n’est-ee pas?
GUY
Nous n’avons plus rien à nous dire.
* Avertin, Guy, IlOloIse.