‹ Héloise ParanquetChapitre 47 sur 66 · ACTE TII · texte numérisé non relu

ACTE TII

GUY

C’est pour cela que nous sommes partis brusquement ; c’est pour cela que je te surveille ; c’est pour cela que je tremble, parce qu elle est capable de tout, et que tu es tout ce que j’aime au monde !

CAMILLE

Rien ne nous séparera, mon père, soyez tranquille ! Il y a dans votre récit des choses que je ne m’explique pas; mais ce dont je suis certaine, c’est que vous m’aimez, et que vous ne pouvez pas plus mentir à présent que vous ne l’avez fait jusqu’à présent *. Vous avez eu raison de m’avertir! Cette pensée de ma mère m’agitait sans cesse, et la curiosité, si l’on peut donner ce nom au sentiment filial qui cherche sur qui se répandre, la curiosité m’eut peut-être fait commettre quelque imprudence! Nous ne parlerons plus jamais de cela, puisqu’il n’y a dans ce sujet que peines et douleurs ! Quelqu’un ! (Le comte parait au fond.) Mon grand père! Ah! vous arrivez bien, grand-papa, j’avais besoin de vous embrasser

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