ACT£ I
hésitiez si tous lui donneriez votre nom» je lui donnais le ju ur, moi ; elle est la âlle de mes larmes, elle est faite de ma confiance, de mon amour et de ma honte. (Se levant.) Tandis que tous vous croirez quitte en lui donnant, après Votre mort, quelques. 1>illet8 de mille francs, avec lesquels on pourra lui acheter une petite b'outique, n'est-ce pas? Un magasin de Imgerie, à Tours ou autre . part *?'Et comme elle n*attra pas de nom, elle fera • peut-être pis que sa mère qui en avait un. Mais le vicomte Guy de Sableuse se doit à sa famiUe**... Celle du passé, bien entendu, celle qu'il a regue du hasard ; mais celle dé Tavenir, celle de ses affections, celle qu*il 8*est fàite volontairement, que lui importe? L'argent arrange tout.
GUY DE SA13LEUSK
Assez. J'aime cette enfant plus que ma vie, tous avez • raison, et ce ([ue tu viens de me dire, je me le suis dit mille fois. Seulement, j'espérais toujours tout concilier. * Quand je partirai pour l'armée, Étiennette sefa ma fille et tu seras ma femme, je te le jure sur notre enfant ! Je vais écrire îl l instant au ministre pour lui demander une prolongation de congé qu'il m'accordera, et dès demain, mon père sera informé de ma décision irrévocable. £d-tu contente?
HÉLOÏSK.
Faut-il VOUS croire?
• Oinr VE 8ABLBUSB.
Mécliante 1 m'aimes-tu au moins?
B^LOÎSE*
Je te le dirui demain*
* G«y, ÎK-loïse.
** Héloïse, Gu^.
24 UÉLOISE PARANQUËT,