‹ Héloise Paranquet Pièce en quatre actesChapitre 13 sur 69 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

ennuis du mariai^e sans on avoir les bciiolicer^. Suis-jo vfjti'o feunue^ Alors, donnez-moi votre nom, ouvrezmoi votre famille, conduibe/-moi dans le mondo. Suîsjo votre maîtresse? Alors, donnez-moi ce qih'on donne à sa maîtresse, le luxe, l'argent et le plaisir,., Choiamez 1

QUT DE SABLBUSB.

Co n'est j)as vous qui parlez de la sorte I Quel changement ! Youâ êtes mal conseillée.

(lia redeaceudeitt.)

îkluu cher, je no m abu.^c pas. A\)u1lv- \ oii.s que jcî vous dise le fond do ma pensée : vou» ne m'opousci ez jamais

"GUT DE SABLEUSE

.Je vous jure...

HÉLOISBt pftssant devant lui.

Ne jiiroz pasi vous avez déjà aSivZ Jun' inutilement. Ces îuai laiJres-là sont des rêves qu'on fait, riioiunie dans un mouiont de passion, la t'cuinie dans un moment dDr- (^ucil. Le vicomte de Sableuse (.épouser Héloïse Paranquet, demoiselle de magasin, rue do Paris, à Tours! C'est la plus belle rue, c'est vrai, et c'est le plus beau magasin, celui qui a pour enseigne : A la l^cnsée ; mais ce n'est pas là que les fils des aiiciens preux, preux euxmêmes, vont chercher la très-noble et très-puissante dame qui doit être leur épouse. Ehl mon Dieu, vous étiez sincère quand vous avez promis» vous Têtes encore à cette heure; mais les éTénements, les préjugés et les habitudes sont et resteront plus forts que tous... Moi, de mon odté, je ne puis attacher ma vie entière à toutes ces intermittences de résolution et de faiblesse. J'aime mieux les situations nettes et définitives, séparons*nou8 !

22 HÊLOiSE PARANCtUET

au Y DB SABLBCSB.

Koub séparer?... Impossible 1

C'est cependant ce que nous allonii faire demain, puisque demain vous partess.

GOT DB SABLEUSE

Je pars, mais pour revenir.

HBLOÏSB.

Qui sait ?

GUY liJB -SABLEUSE.

Alors, vous ne m*aimez plus?

UÉLOÏSE.

Je vous aime toujours; seulement, je suis déterminée i\ prendre un iMirti. Vous pensez bien que je ne suis pas venue Ici pour danser, je n'y songe guère; mais c'était le seul moyen de vous voir quelques instants avant votre départ. Vous ne seriez certainement pas venu me dire adieu demain, si ce n'est au moment de monter en voiture ..OMsissez donc, ou de m'épouser avant de rejoindre votre régiment, ou de nous séparer pour toujours.

(EUe i^tmà,)

QUT DE SABLEUSE.

Et que deviendra votre fille dans cette dernière combinaison que voua me proposez si froidement?

HÊLOÏSK.

'Ma fillel je la garderai. C'est bien le moins t^ue, perdant le mari, je garde l'enfant. (Test mon enfant, n'estce pas, plus que la vôtre, car c'est moi qui ai risqué mon bonneur, ma beauté, ma vie. Pendant que tous

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