ACTE U 4i
r,E roMTF. «
Nous voilà arrivés au moment que jo redoutais. QUe le diable L..O
Begrettez-vous ce que vous avez fait?
LB OOMTB.
Regrretter quoi?... ce qui s*est fait sans que j'y aio été pour rien, ot parce que cola no pouvait ôtre autrement ? L'enfant est entrée dans ma maison, tu sais comment... par pitié peur toi; lu sais à quelles conditions : que jo ne la connaîtrais pas, que je ifs la Terrais jamais! Elle y était depuis six mois, que je ne l'avaispas aperçue. Un jour, je passais sous le baleon d*un pavillon au bout du jardin ; j'entends un cri au-dessus de ma tête, je lève les yeux... L*enfant venait de passer par-dessus Tappui de la fenêtre I... je tends les bras; et quand je croyais la voir brisée sur les dalles, je la trouve suspendue à mon cou, jouant avec mes moustaches et m'embrassant. Que ' faire contre une pareille attaque?... les rires, les baisers» les caresses d'un enfant I A. dater de ce jour, je l'aimai, d'abord pour Tavoir sauvée et puis plus tard pour tout ce qu'elle apportait de charme, de rire et de soleil dans notre vie un peu sombre. Et tu viens me demander si jo regrette!... c'est-à-dire que s'il fallait aujourd'hui no plus la voir... ou lavoir malheureuse... cette maudite enfant 1 ... je me ferais sauter la cervelle I *
GUY
Cher père!...
LE COMTE
Enfin aujourd'hui elle aime M. Raoul d'Yves;* cela devait être, puisque c'est le seul jeune homme qui soit venu ici et que nous avons eu l'imprudence de le recevoir quatre fois en un an. Il n'en faut pas plus pour
l'anioiir. 11 t'a demandé t^a main. Tu lui as dit ce que nous avions déci^lé, sans lui avouer... pourquoi... que nous ne la marierions qu'à vingt et un ans. Elle le eait, elle passe ses nuits à pleurer et à lire de petits billets qu'elle apprend par cœur et qu'elle brûle ensuite. Voilà où nous en sommes, et tu as vu le reste de la crise tout à l'heure. Tâchons de nous tirer de là.
GUY
Votre avis?..,
LB OOMTB*
Mon avis?. . Haoul est un honnête garçon...
GUY
Incontestablement un homme qui a sacrifié toute sa fortune pour acquitter la dette de son père quUl pouvait ne pas payer, et qui s'est fait une position qu'il ne doit qu'à lui seul est un honnête homme ou il n'y f^^ut pas compter..,
LE COMTE
Je n'aime pas les petits billets, cependant...
GUY. '
lînfanfillage... Lettre d'adieu...
LE COUTS.
îs'importe... ce n'est pas bien; après la réponse que nous lui avons donnée.
GUY
Qui dit que ce billet soit de lui?
LE COMTE
De qui yeux-tu que ce soit? Camill« n'a de correspond dance avec personne. Elle n'a ni parents, ni amis. Enfin la lettre serait une raison de plus. Eh bien! puîsque^î'est