IT: — HISTORIQUE
Le phénomène de la sédimentation est connu depuis
fort longtemps; les premières observations remonte-
Eur raient à l'antiquité. Les anciens médecins qui pratiquaient la saignée en tenaient déjà compte dans leur pronostic.
Vers la fin du XVIH° siècle, Hunter (32) fit quelques recherches expérimentales sur ce sujet. L'étude en fut délaissée dans le courant du xix° siècle. Plus tard, O. Claude (23) dans sa thèse, montre qu’une sédimentation accélérée peut se voir dans certains sangs pathologiques, en particulier dans les anémies.
Mais, c’est surtout dans ces dernières années, £$râce aux connaissances modernes de physico-chimie, que la question de la sédimentation a été remise à l’ordre du jour, le mérite en revient au Suédois Fahraeus (26) qui, dans une communication au congrès de chirurgie et de gynécologie de Stokholm (1997), dit que les gélobules rouges des femmes enceintes sédimentent plus vite que ceux des autres femmes. En 1918 il fit paraître un travail fondamental sur la sédimentation.
Dans la suite, de nombreux auteurs allemands — Abderhalden (16), Linzenmeier (35), Westergreen (47), Neergard (37) — puis, plus récemment, des auteurs français : Peyre (49), Goelhinger (29), Zehnter (48), Cordier, Chaix et Paufique (24), Turries (45), Gilbert, Tsank et Cabanis (28), Pagniez (38), Roger et Binet (43), Claude Lévy-Valensi (22), des auteurs italiens Bazzoli
(19), Lattes (34), Badino (17), Bussalai (21), Giaume (27),