‹ Hémorragies et ruptures des membranes profondes de l'œil: par blessures de guerre sans altération apparente du globeChapitre 10 sur 60 · G. CONSÉQUENCES MÉDICO-LÉGALES · texte numérisé non relu

G. CONSÉQUENCES MÉDICO-LÉGALES

Au point de vue médico-légal, nous devons attirer l'attention sur ce fait que, dans bien des cas, la blessure donne lieu à des lésions de choroïdite atrophique. Or, l'image ophtalmoscopique de cette lésion est la même, qu'elle soit d'origine traumatique ou de cause générale. C'est le travail de l'Oculiste expert, souvent malaisé, de rechercher la véritable origine des lésions constatées. IL devra s'aider de tous les moyens d’investigation qui sont en son pouvoir, et examiner tout entier le champrétinien à la recherche d’une lésion plus caractéristique, telle une déchirure choroïdienne.

L'observation XCVI, que nous rapportons à la fin, nous a semblé poser les éléments de ce problème.

On comprendra aisément l'importance qu’aura pour le blessé un diagnostic étiologique précis, au point de vue surtout des gratifications qui lui seront allouées.

Nous avons recueilli plus de quatre-vingt-dix observations dans les divers services du Centre ophtalmologique que dirige notre maître, le professeur Rollet. Soixante-dix ont été prises par nous en détail, nous avons relevé les autres sur le registre de l'hôpital Desgenettes : elles sont antérieures à janvier 1915.

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Dans les cas les plus typiques, nous avons dessiné à la plume les lésions du fond d’œil. Nous n'avons aucunement la prétention d’avoir reproduit exactement ou sans erreur l'aspect de ces lésions. Il s’agit de simples schémas. Les grossissements correspondent à ceux du Traité d'Ophtalmoscopie du professeur Rollet, c’està-dire : fort, 9 diamètres ; moyen, 4 diamètres 1/2, et faible, 3 diamètres 1 /4.

Un pourcentage très approximatif nous a permis d'établir qu'environ 6 pour 100 des blessés oculaires présentent des lésions des membranes profondes de l'œil sans altération apparente du globe.

Nous aurions voulu compléter certaines de nos observations par l’étude du champ visuel. Mais la baisse de l’acuité rend le plus souvent difficile cette recherche, et nos heures étaient {rop courtes pour nous permettre ce travail toujours long.

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