‹ Hémorragies et ruptures des membranes profondes de l'œil: par blessures de guerre sans altération apparente du globeChapitre 11 sur 60 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Nous nous occupons ici, rappelons-le, uniquement des lésions du fond d'œil par blessures de guerre.

De même que nous avons laissé de côté l'étude générale du décollement rétinien ou de la déchirure choroïdienne, de même nous ne rechercherons pas ce qui fut écrit sur ces lésions, même d’origine traumatique, observées dans la vie de chaque jour. Nous avons limité notre bibliographie aux archives des guerres précédentes et, en particulier, à celle de 1870.

Avant la découverte de l’ophtalmoscope par Helmholtz, de Berlin, en 1851, si l’oculistique comptait déjà des noms fameux, cette science se bornait à l’étude du segment antérieur et à la pratique des opérations. Il est évident qu'avant cette époque la véritable cause de certains troubles visuels consécutifs à des blessures ne pouvait être que soupçonnée.

En 1870, l’ophtalmoscopie, alors à ses débuts, était encore peu pratiquée, surtout en France, même par les spécialistes. Ceux-ci étaient infiniment plus rares qu’à l'heure actuelle. On avait tendance à considérer plutôt l'ophtalmologie comme une branche de la chirurgie

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