DL) A
La déchirure de la choroïde se reconnaissait à une bande allongée, blanche, située à 1/2 d. p. au-dessus et en dedans de la papille. Longue de 1 d. p. et large de 1/4 d. p. Une veine de la rétine la traverse dans sa largeur.
Second cas : déchirure double produite par éclat de grenade ayant atteint l’arcade sourcilière gauche.
Deux bandes concentriques blanc nacré; la première dans le voisinage de la tache jaune, longue de 4 d. p., large de 1/2 d.p, à bords pigmentés.
La seconde, beaucoup plus petite, entre la première et la papille.
Les vaisseaux rétiniens passent au-dessus de ces déchirures. Les troubles fonctionnels correspondent à l'étendue et au siège des déchirures.
Il existe dans le champ visuel deux défectuosités situées autour du point de fixation et de forme ovale.
OBsERvAION VI (Du même).
Hémorragies rétiniennes suivies du décollement de la rétine et d’opacité du vitré,
Balle ayant traversé obliquement la paupière inférieure droite, brisant la paroi externe de l'orbite, sortie au-devant de l'oreille droite.
Le globe ne fut pas atteint directement ; forte injection conjonctivale, pupille très dilatée.
Ogservarion VII (In même journal).
Lésions oculaires produites par armes à feu, recueillie à la Clinique ophtalmologique de Ludwigsbourg / Wäürtemberg), par le D' Horing.
Parmi les cas cités, nous relevons l'observation :
Décollement traumatique de la rétine par contre-coup.
Eclat d’obus à la région temporo-frontale; opération cinq Jours après.
On constate un décollement de la moitié de la rétine, de coloration rouge intense.
L'ébranlement oculaire avait probablement déterminé une hémorragie sous-rétinienne, décollé et soulevé cette membrane.
On pratique deux ponctions à l'aiguille de de Graefe. Amélioration.
Quelque temps après, le malade compte les doigts à 1 1/2° et ne déchiffre aucune lettre; le 16 octobre, après deux ponctions, il comptait les doigts à 8’, il lisait le numéro 18 de Jaeger à 2” et avec + 10 le numéro 10 de Jaeger.
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Lors des conflits russo-Japonais et des conflits balkaniques, il semble que peu de spécialistes aient suivi la campagne. Dans les relations de ces guerres que nous avons eues sous les yeux nous n’avons pas trouvé d’études sur les lésions du fond d'œil.
Aujourd'hui, grâce à l’organisation des Centres ophtalmologiques régionaux créés par la 7° Direction du Ministère de la Guerre, nous voyons passer, soit à la consultation externe, soit dans les services hospitaliers, un très grand nombre de blessés oculaires.
Le Centre ophtalmologique de la XIV® Région comprend deux services hospitaliers principaux : celui de l'Hôtel-Dieu, clinique ophtalmologique en temps de paix, qui reçoit les blessés venant directement du front; celui de l'hôpital militaire Desgenettes, qui reçoit les malades oculaires de la garnison. Mais seuls les hommes dont l’état est grave ou nécessite une intervention séjournent dans ces deux services. Les autres sont dirigés très rapidement dans les services d'évacuation : ou des Minimes (annexe de l'hôpital civil de Saint-Pothin), ou de la salle Etienne-Dolet (hôpital municipal n° 20 bis). Ils continuent à y recevoir les soins d’un spécialiste.
Ce système des évacuations rapides permet d’hospitaliser un nombre considérable de blessés.
Le matin et l'après-midi a lieu, à l'hôpital Desgenettes, une consultation externe où défilent de nombreux militaires.
M. le professeur Rollet, directeur du Centre, voit tous les malades à leur entrée. Il s'occupe plus par-
ticulièrement des services principaux de l’'Hôtel-Dieu et de Desgenettes ; il voit les cas litigieux de la consultation et inspecte les services d'évacuation.
C'est grâce à cette organisation que nous avons pu recueillir toutes les observations que nous publions.
Chaque Centre doit envoyer un rapport mensuel sur le fonctionnement des services, sur la nature des lésions des malades et des blessés et sur les méthodes thérapeutiques employées.
Voici les cas ayant quelque analogie avec ceux que nous présentons et que nous avons trouvés mentionnés en feuilletant les rapports mensuels des différents
Centres :