CES
b) Eclats d’obus.
OBsERvATION XXXVI (D., 1.237).
Blessure au niveau de la région lacrymale par un éclat
d'obus logé dans le sinus sphénoïdal qauche. — Déchirure choroïdienne péripapillaire. — O. G. V. : 1/20. (Fig. 11.)
R..., Pierre, Ve section d'infirmiers.
Blessé le 21 septembre 1914 à Cheppy (Meuse).
Un fragment d'un obus de gros calibre pénétra au niveau de la région lacrymale gauche et alla se loger dans le sinus sphénoïdal (radiographie du 24 mars 1915).
6 octobre. — A l'entrée : diagnostic ophtalmologique ; hématome sous-conjonctival; hémorragie chorio-rétinienne.
g mars. — 0. G. V. : 1/20. Réflexes et aspect de l'œil normaux,
Les taches hémorragiques du début ont disparu et laissent voir une rupture choroïdienne typique, en arc de cercle, entourant la papille en bas et en dehors. Les bords en sont nets, légèrement pigmentés. Au fond de la scissure, la sclérotique blanchâtre apparaît avec quelques vaisseaux. La rétine n’a subi aucun dommage et ses vaisseaux passent sans altération d'un bord à l’autre. La vision est stationnaire.
L'intérêt de ce cas porte sur le fait que, au début, on apercevait seulement des taches hémorragiques dues à la rupture des capillaires de la choroïde; ce n'est qu'après la résorption sanguine qu'on a pu constater la véritable lésion.
20 juillet. — Amélioration de l'acuité V. : 1/10. Même aspect du fond d'œil. Le blessé se plaint de céphalée violente, on se propose d’extraire l'éclat.
A pe
OsservarTion XXX VII (H.-D., 353, M., 65).
Blessure par éclat d'obus au niveau du sinus frontal droit effondré. — O. D. : rupture choroïdienne inférieure ; exsudat; choroïdite atrophique. — O. D. V. : 1/20. —"0 AGE er/6 FI ra)
M. B..., J.-Pierre, vingt-cinq ans, 30° d'infanterie.
Blessé Le 7 septembre 1914 à Taintrux, près Saint-Dié.
Des éclats d’obus l’atteignirent à la face, au cou, au thorax. C’est au niveau du frontal droit que la blessure fut la plus sérieuse. On enleva de nombreux éclats.
Avril. — On constate un effondrement du sinus frontal droit avec fracture de la table interne, on voit battre le cerveau sous les téguments.
L'O. D., douloureux, semble avoir été atteint directement; fond difficile à voir à cause du trouble des milieux ; on aperçoit, cependant, quelques exsudats mal délimités. O. G., aspect normal, large rupture choroïdienne en forme de demi-cercle parallèle au bord inférieur de la papille.
Au niveau de la région équatoriale inféro-interne, on voit de gros exsudats limités par un cadre pigmentaire.
Tout à fait en haut, enfin, zone grisâtre d’atrophie choroïdienne à contours nets.
1% juillet. — O. G. : même constatation, la rupture est d'un blanc nacré laissant voir les vaisseaux scléroticaux, il n'a presque plus de pigments sur les bords. O. D. : fond éclairable,
La papille, en voie d'atrophie, est englobée dans du tissu fibreux grisâtre, sur lequel serpentent les vaisseaux rétiniens amincis. O. D. V.:0.
Cette baisse considérable et rapide de la vision est due à la prolifération fibreuse, laquelle est consécutive à l’atrophie de la papille.
Planche VII.
Erica.
OBservATION XXXVII.
O. G. Rupture choroïdienne en arc de cercle. — Quelques lésions équatoriales.
ETG T9. OBsErvarION XXXIX.
O. G. Ruptures choroïdiennes multiples et chorio-rétinite maculaire.
ne te dorer ut he PRE
ÉPNEE. TE
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