NO UES
s'écarter un peu de ceux que nous étudions par le siège de |
leurs lésions anatomiques et leur moindre bénignité; mais, comme le fait dominant est l'hémorragie sous-arachnoïdienne, et comme leur évolution se rapproche notablement de celle-ci, nous les avons fait rentrer, quoique les considérant comme des cas limites, dans le cadre de notre variété clinique. l
Comme symptômes généraux, on rôle de la torpeur qui
est en rapport avec l'abondance de l’hémorragie et qui
met plusieurs jours à se dissiper. La température est au
début entre 38°5 et 39°, mais elle descend assez vite etn'est
plus, au troisième ou quatrième jour, qu’à 37° ou 3705. Cette hyperthermie est une hyperthermie hématolytique,
c'est-à-dire qu’elle correspond à la résorption de l'hématome sous-arachnoïdien. Comme dans nos cas, l’hémorragie n’est jamais abondante, l’hématolyse est très active et | de courte durée, la fièvre ne dure pas longtemps; elle tombe
dès que le processus de destruction sanguine est x son déclin et finit par disparaitre.
Le pouls n’est pas sensiblement AE à il ne dépasse jamais 100.
SIGNES BIOPSIQUES. — Les signes biopsiques nous sont fournis par l'étude du liquide céphalo-rachidien.
Pression. — Celui-ci, prélevé par la ponction lombaire,
s'écoule avec une force qui est variable avec le moment de l'opération. Au début de la maladie, le liquide sort en giclant, sous une pression par conséquent supérieure à la.
normale ; dans les ponctions suivantes, le jet est remplacé
par des gouttes d’abord rapides, puis lentes. Il semble que le liquide intra-rachidien passe par une phase d'hyperpres-
sion maxima, correspondant avec le stade le plus actif de
EMOTESS por lhématolyse: Ce fait s'explique, en outre, de l'irruption Sanguine toute mécanique par l'arrivée dans une cavité close
et peu extensible, de nombreux éléments actifs destinés à la destruction des hématies.
Densité. — La densité se trouve fatalement augmentée pour les mêmes raisons, le sang ayant un poids spécitique supérieur à ee du liquide céphalo- -rachidien.
Coagulum — Dans les hémorragies sous-arachnoïdiennes pures, sans participation d’un processus inflammatoire, l'absence de coagulum est la règle. C'est là, d’ailleurs, un signe commun à toutes les hémorragies intra-rachidiennes sans inflammation, ainsi que l’ont montré Tuffier et Milian (Presse méd., 5 mars 1902). Le sang ne se coagule pas dans les tubes, cette coagulation ayant déjà eu lieu dans les espaces méningés. Le liquide contient du fibrinogène, mais il est privé du fibrin-ferment; or, on sait que la réunion de ces deux éléments est nécessaire à la coagulation. « Les globules rouges, brassés dans le liquide céphalo-rachidien, se trouvent dans un état analogue à celui du sang recueilli dans les divers sérums artificiels. Il en résulte qu'ils se déposent au fond du tube sous l’action de la pesanteur, mais ne forment pas de caillot, ainsi qu’on peut s’en rendre comple en agitant le liquide, et en lui redonnant sa couleur rouge homogène primitive. » (Tuffier et Milian). Nous verrons, à propos du diagnostic, quelles conséquences nous pouvons tirer de ce fait.
Coloration. — La couleur varie suivant les cas: elle est sous la dépendance de deux facteurs : l'abondance de lhémorragie et le degré du processus hématolytique. Le liquide présentera une teinte rose ou rouge plus ou moins intense,
en rapport avec le premier facteur ; ou ‘bien une coloration
jaune (xanthochromie due au second). L'étude des rapports À
de la xanthochromie avec l’hématolyse a été faite par Froin
(Thèse de Paris, 1904). Cet auteur a montré qu'il existe
toute une gamme chromatique du rose ou du Jaune clair au jaune brunâtre ou verdâtre, dont les tons icorrespondent à …
des degrés plus ou moins avancés dans la transformation et.
la destruction pigmentaire de l'hémoglobine. En somme, dans les observations publiées ici, voilà ce qui se passe. La première ponction donne, en général, un liquide rouge ou
plus souvent rosé. Dans les ponctions suivantes, on trouve
une teinte Jaune due pour quelques auteurs à un pigment normal du sérum sanguin, la lutéine (Hénocque), pour d’au-
tres (Bard, Milian) à des pigments biliaires dérivés de l'hé- |
moglobine sous l'influence de l'hématolyse (la réaction de Gmelin est positive). Cette teinte jaune va en augmentant
d'intensité pour décroître bientôt, de sorte qu'au bout d'un : : " certain temps elle disparaît en même temps que. les signes
cliniques, et le liquide reprend sa limpidité, sa clarté normales.
Examen du culot. — Hématologie. — Formule leucocy-
taire. — Le volume du culot obtenu après centrifugation du liquide est naturellement proportionné à l'abondance de l'hémorragie. Cette règle n’est pas absolue, car un grand. nombre de globules peuvent être retenus par des caillots intra-rachidiens. Si l'aiguille pénètre dans un de ces caillots, on ramènera un liquide très riche en éléments figurés ; le
Dr sde tx # Fe er RTS)
contraire aura lieu si l'aiguille a été poussée en dehors des ÿ caillots. Ajoutons toutefois que de pareils cas sontrares,
élant donné le degré de dilution du sang dans le quite céphalo-rachidien. L'hématimétrie, la numération des globules rouges, suivant les indications de Milian (Gazette hebd.
DUR 1 de‘méd. et chir., T août 1902) donne de eee renseignements sur l’ {nipbrtänee de l'hémorragie.
Dans les premières ponctions, le culot se montre constitué en grande partie par des hématies peu ou pas déformées ; mais, avéc le travail hématolytique, celles-ci perdent leurs propriétés morphologiques et chromatiques. C’est alors qu’on observe les figures de globulolyse que Froin a classées en rois catégories :”10 globules déformés (épineux, sphériques
et opaques); ?° globules décolorés (achromatocytes de Hayem el ombres de globules d'Ehrlich): 3° globules dissotés (hématolytes, « véritable poussière globulaire »).
On trouve dans le culot toutes les variétés de’ globules blanes ; lymphocytes, polynucléaires neutrophiles, éléments uninucléés, éosinophiles. « Très rapidement après le raptus sanguin, ils y sont, comparativement aux globules rouges, à peu près dans le même rapport ou un rapport légérement plus élevé que dans le sang normal. À mesure que les globules rouges sont résorbés ou détruits, le nombre des élé- ments blanes s'abaisse considérablement, mais non parallèlement à celui des hématies » {Froin).
La: formule leucocytaire, c’est-à-dire Ja formule qui exprime le rapport des variétés leucocytaires entre elles, varie avec le moment du processus hématolytique. Widal'a montré qu'on: constate « la formule négative d'abord, polynucléaire ensuite et Iymphocytique enfin ». Froin, de son côté, a pu établir que ces divers éléments existent en même temps dans le liquide céphalo-rachidien, mais en proporlions différentes. Ce sont d'abord les lymphocytes qui dominent, puis, au stade d'hématolyse maxima, ce sont les polynucléaires neutrophiles et les éléments uninucléés. Enfin, quand l'hématolyse se calme, les lymphocytes reprennent le
dessus. On doit remarquer que cette prédominance du nombre
FN SOLDES DT Us F2 0E DES d A OPAURRET FA Ne À { : F ;
Te. 50 des lymphocytes ne constitue pas, à proprement parler, une 2 lymphocytose. En effet, il ne.se passe pas ici un travail actif," un appel de lymphocytes nouveaux, maïs ceux-ci, au lieu de 4 disparaître avec les autres éléments blancs, «demeurent.tant. ÿ que restent des hématies ; c'est le dernier vestige d'un travail en extinction ». D'ailleurs, cette pseudé-hmpoÿtess 2. nest Jamais abondante et souvent moins marquée qu au. moment de l’hématolyse maxima. “
Quant aux éosinophiles, on les aperçoit surtout à la fins du processus morbide ; ils n'existent en quantité notable. que. r dans les Eolien sanguins abondants. Un fait remarquable à signaler, c'est que leur apparition coïncide toujours avec un ralentissement dans les phénomènes hématoly- à tiques. | Le
Outre les éléments ci-dessus énumérés, on rencontre encore de volumineuses cellules rondes, ovalaires ou HS if driques, munies d’un noyau ovale, riche en nucléoles, qui ont été bien décrites par MM. Sabrazès et Muratet (Société 5 linnéenne de Bordeaux, 24 juin 1903; Société de biologie, 4juil- 4 let 1904), sous le nom d’ hématomacrophages. Ce sont + cellules endothéliales détachées du revêtement intérieur de la séreuse et qui, à l’état isolé, prennent une grande part dans le travail de destruction hématique. On les voit en effet englober les globules roûges au point d’en être parfois «lit.
téralement bourrées ». C’est surtoutau début de l’ hématolyse | qu'elles manifestent leur activité et qu’elles se trouvent par suite en plus grand nombre. Metchnikoff a pu suivre expée rnentalement ces macrophages jusque dans les lymphati- hé ques, où ils passent, munis de leur butin. ::: re
: "y SAS
Bactériologie. — L'examen bactériologique direct et les ensemencements sur milieux de cultures ont montré que le : liquide hémorragique était absolument dépourvu de tout
BAS 108 pee D > | >