‹ Hémorragies méningées à la forme méningitiqueChapitre 18 sur 21 · EVOLUTION — PRONOSTIC — TRAITEMENT · texte numérisé non relu

EVOLUTION — PRONOSTIC — TRAITEMENT

? LATE L'évolution de l’'hémorragie sous-arachnoïdienne à symp- 4 tômes méningitiques est généralement bénigne et présénte une issue favorable. Elle à même contribué à rendre moins De. sombre le pronostic des méningites pures, car celles-ci ont 4 bénéficié des cas de guérison d'hémorragies proprement dites jusqu'alors méconnues . D'autant mieux Que, dans ces" 4 hémorragies, plus le tableau symplomatique est méningitique, plus la lésion sera curable, plus l'issue en sera heureuse. N'oublions pas, en effet, que le méningisme, dans ce 4 processus, n’est que du méningisme d’irritation, non d'in- M flammation. Nous n’avons pas besoin d’insister pour mon- #4 trer que, d'autre part, plus le processus hémorragique atteindra profondément la substance cérébrale, plus le syndrome méningitique s’atténuera Pour s'aggraver de plus en plus du F. syndrome apopleclique : il prendra, par ce fait, une-allure moins bénigne: | 5 Il est vrai que, même dans ce dernier cas, où le raptus sanguin fait participer aux accidents la séreuse el le parenchyme cérébral, le pronostic ne peut êlre posé fatal, uniquement par suite de l'abondance et de l'intensité des signes apoplectiques. C’est au clinicien instruit à discuter chaque cas, à localiser le foyer hémorragique dans telle ou telle zone plus ou moins vitale, etc...

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Eefin, nous aurons encore à tenir compte dans notre pronostic des données éliologiques qui ont entraîné l'apparition du syndrome morbide. Notre processus hémorragique à forme méningitique peut être provoqué, comme Îles observations le montrent, par des causes diverses souvent impossibles à déterminer. Il est toutefois logique d'admettre en pareil cas une prédisposition des vaisseaux à se laisser rompre, prédisposition due à l'artério-sclérose, à la syphilis. Ces notions étiologiques pourront nous faire pressentir l'arrêt ou la continuation de l'hémorragie par la persistance ou la disparition de ses causes.

Tous ces jugements ne nous, seront d’ailleurs pas inutiles pour guider avec méthode notre conduite thérapeutique. …

Puisque malgré le tableau méningifique, l'étude que nous. venons de faire nous à convaincu de la possibilité de poser un diagnostic ferme, nous éviterons aux malades lous ces traitements empiriques dont on eût pul’accabler enle croyant atteint d’une méningite. Nous n'insisterons pas pour indiquer un traitement spécial, l'affection elle-même n'étant pas spéciale. La thérapeutique devra viser tantôt à combattre les symptômes fâcheux méningiens où apoplectiques, tantôt à prévenir une nouvelle hémorragie par la médication hémostatique. Enfin, ce qui sera plus utile et plus profitable pour l'avenir, on devra traiter l'élément étiologique {syphilis, artério- sclérose) par l'emploi du mercure et de l'iodure de potassium.

Un traitement employé depuis peu dans toutes les affections des méninges, la ponction lombaire, mérite d’être cité comme pouvant rendre de bons services. Cette ponction, faite dans un but diagnostic et que l'on pourrait à juste titre (Thèse de Maystre, Montpellier, 1903) considérer comme n'étant pas toujours d’une innocuité absolue, se trouvera ici tout excusée par son action thérapeutique.

DEN ADeE

“ irruption sanguine dans les cavités péri et intra-médullaires, amène en effet une compression fâcheuse du $ sys. tème vasculaire de la substance nerveuse et de cette substance elle mêrne. -Aussi, l'hypertension du liquide 2 céphalo-rachidien, qui nous La bien révélée parla ponction, contribue-t-elle pour sa part à aggraver la symptomatologie morbide de notre affection. Intervenant pour rétablir à à son taux primitif la pression intra rachidienne, la ponetio lombaire amène, comme le démontrent les observations, un

sédation plus ou moins passagère, mais notable, des symp= tômes. | d

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Il est évident que la soustraction du liquide ne doit pas ‘aller jusqu'à l'extrême, être répétée trop souvent. Elle déterminerait alors ou plutôt favoriserait le retour de l'hémorragie «a vaCuo », en créant une pression négative. Mais, en résumé, ce mode de traitement de l'hémorragie sousarachnoïdienne employée avec précaution constitue une ds arme thérapeutique d’ une incontestable utilité. ea

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