‹ Hémorragies méningées à la forme méningitiqueChapitre 5 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis que la pratique de la ponction lombaire a acquis .

droit de cité en clinique, où elle est devenue presque journa-

lière, on a pu se rendre compte de la fréquence des épan-

chements hémorragiques dans le liquide céphalo-rachidien. Ces épanchemrients ont pu être rattachés à des causes diver-

ses, septiques ou non, à des traumatismes, à des affections

chroniques préexistantes. Le lieu où le raptus sanguin a pris naissance a pu être aussi précisé. Mais on a pu s’apercevoir que des cas cliniques qui, sans ponction lombaire, eussent passé pour des méningites, se dévoilaient, à la suite de cette même ponction, comme des hémorragies méningées sousarachnoïdiennes.

Voilà comment est née la catégorie clinique d'hénorragies sous-arachnoidiennes à syndrome méningitique que nous voulons étudier ici. Les cas dont elle est constituée ne sont pas

r RS SET ee RAD

LR QUES

connus depuis bien longtemps. En effet, la première observation se rapportant à notre sujet date de 1901 : elle est due à Macaigne, qui la publie sous le titre d’« hémorragie méningée simulant la méningite cérébro-spinale ». Plus tard, Widal, puis Chauffard et Froin, examinant d'une façon SYyStématique le liquide céphalo-rachidien dans toutes les affoctions du névraxe et de ses enveloppes, ont trouvé des cas semblables que nous reproduisons dans notre thèse.

Tous les auteurs qui se sont adonnés à l'étude physiologique et pathologique du liquide intra-rachidien ont contribué incidemment à faire connaître la question. Il nous suffit de

citer les noms de Widal, Sicard, Ravaut, Tuffier etMilian, etc.

Enfin, comme étude d'ensemble, nous possédons la thèse que Froin vient de consacrer aux hémorragies sous-arachnoïdiennes et au mécanisme de l'hémolyse en général. Cet auteur passe en revue toutes les hémorragies du névraxe : hémorragies cérébro-méningées, sous-arachnoïdiennes proprement dites, et hémorragies à la fois sous-dure-mériennes et sousarachnoïdiennes, puis il étudie la succession des phénomènes hématolytiques dans le liquide céphalo-rachidien, et d’une façon générale dans tous les exsudats de l'organisme. Nous étudions ici les hémorragies sous-arachnoïdiennes dans les formes qui semblent se confondre cliniquement avec les méningites cérébro-spinales (celles-ci étant prises dans

un esns aussi large que possible et comprenant toutes les inflammations des méninges cérébro-spinales, de. quelque

nature qu'elles soient). En d'autres termes, nous essayons de différencier ces deux ordres de processus morbides, l’un purement mécanique, d’une durée aussi courte que le permet le travail de résorption sanguine, l'autre avant tout inflammatoire et d'une gravité beaucoup plus grande. On verra

POP PNR QT D'APDRE

que si, dans des cas extrêmement rares, le diagnostic peut

être établi par l’allure un peu particulière des signes clini-

Page 1