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ques (et encore ce sera plutôt une présomption qu’une certitude absolue) presque toujours c'est par la ponction lombaire, avec toutes les recherches qui en dérivent, que nous pourrons affirmer, d’une façon exacte, la nature de la maladie. La question traitée dans notre thèse est un peu ardue et rendue difficile par la rareté des observations nettement caractéristiques : aussi réclamons-nous de nos maîtres la plus grande bienveillance.
OBSERVATION DE CHAUFFARD ET FRoIN
(Société médicale des hôpitaux, 23 octobre 1803).
B..., coulurière, âgée de 22 ans, entre à l'hôpital Cochin le 23 juin 1903. ‘
Antécédents familiaux. — Père bien portant ; mère atteinte de néphrite avec albuminurie. Trois sœurs en bonne santé.
Antécédents personnels. — Scarlatine non compliquée à 8 ans. À 20 ans, fièvre typhoïde d'une durée de trois mois avec accidents pulmonaires ayant fait penser à la tuberculose. Tempérament nerveux, irritable, mais pas de stigmate hystérique. ” |
Le 27 juin, la malade, se trouvant au moment d'une période menstruelle et souffrant depuis cinq ou six jours d'une fatigue générale avec céphalée légère, est prise brusquement, une heure après le repas du soir, au moment où elle venait de se coucher, d’une céphalalgie violente avec vomissements alimentaires. Dans la nuit cette céphalalgie augmente, elle empêche le sommeil et arrache des cris.
Dès le lendemain, 28 juin, l’état douloureux restant aussi intense, on transporte la malade à l'hôpital. À son arrivée, nous la trouvons parfaitement consciente et elle peut répon-
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dre à nos questions. Ses traits sont un peu contracturés; les pommettes sont colorées et la tête légèrement renversée: Le | arrière. Le mal de tête estatroce, surtout marqué au niveau des deux régions lemporales, avec un point très douloureux vers le fnilieu de la suture fronto-pariétale droite; c'est \ une douleur gravative, avec élancements extrêmement dou loureux, qu’on exagère quand on lui renverse la tête ou quand on l’asseoit. Dans les moments de calme, elle est som= nolente.
Il existe une raideur généralisée et la palpation des masses musculaires du cou est extrêmement douloureuse. On cons: tate le signe de Kernig dans toute son intensité.
Nous trouvons une force musculaire assez notable du côté » droit, tandis que les membres du côté gauche sont forte- EL ment parésiés. De ce côté, la malade ne peut fléchir la jambe sur la cuisse et l’avant-bras sur le bras qu'en les traînant sur … le lit; elle ne peut pas ensuite les ramener à l'extension. Les extrémités distales, pied et jambe, main et avant-bras, | sont paralysées ; les muscles de la cuisse et du bras sont seulement parésiés. Nous ne pouvons pas déceler de paralysie faciale ; il n’y à pas de déviation de la langue. |
Il existé une exagération légère des réflexes rotuliens. Le à signe de Babinski se fait en extension des deux côtés, surtout à gauche. Il n'y a pas de troubles de la sensibilité.
Du côté des yeux, il n’y à pas de strabisme ni de ptosis. On constate seulement un léger myosis, avec pupilles égales È et réflexes pupillaires normaux. D:
Nous provoquons une apparition -rapide de la raie vaso= … motrice ; elle est très prononcée et dure quelques instants. Pouls : 80. Respiration régulière : 24. Température : 38°7.
Rien au cœur ni aux poumons. Langue saburrale et un peu sèche. Les vomissements ne se sont pas reproduits depuis … la veille.
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