FAUT EN RECHERCHER L'ORIGINE
Depuis longtemps, ces altérations sont connues. Dans an Traité de SCHRODER, avant 1900, la description en est remarquable. Dans le Traité de LE DENTU, DELBET, nous lisons : « La muqueuse porte des altérations étudiées par WYDER, SEMB, CORNIL, DOLÉRIS... Elle est hypertrophiée, son épaisseur est parfois doublée, son caractère principal est l’hyperplasie glandulaire; les vaisseaux sont peu nombreux, aucun n’est distendu ni thrombosé. Il n’y a pas d'infiltration leucocytaire péri ni sous-glandulaire. »
Ces lésions ont été longtemps décrites comme de l’endométrite. UTER, GAILLARD, THOMAS, WYDER... faisaient de cette endométrite la cause principale des hémorragies et l’origine du fibrome. En fait, il ne s’agit pas d’endométrite, il n’y a pas de germe, pas d'infiltration leucocytaire. »
L’affection fut décrite sous des noms divers d’endométrite hyperplasique glandulaire bénigne, de fausse métrite de DoLÉRis.
NOUS L’APPELERONS L'ENDOMÉTROSE HYPERFOLLICULINI-
QUE. Voyons-en brièvement : Etiologie, Anatomie et Clinique.
Actuellement, on connaît parfaitement l’étiologie de cette affection. Cette lésion de la muqueuse n’est pas propre au fibrome utérin, n’est pas d’ordre inflammatoire. Cette endométrose est due uniquement à l’hyperfolliculinie. À tel point qu’elle en cst considérée comme
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le meilleur test. L’étiologie même de l’hyperfolliculinie
est mieux connue. On peut décrire deux ordres de faits.
D'abord, le cas où le syndrome reconnaît une cause nette : tumeur de la granulosa, tumeur de la thèque interne, kyste folliculaire à évolution prolongée.
D’autres fois, l'examen anatomo-pathologique de l'ovaire ne montre aucune lésion décelable, et ces cas sont fréquents. On admet alors qu’il s’agit d’un trouble fonctionnel du système hypophyso ovarien. L’hyperfolliculinie peut n’être que relative par rapport à une insuffisance lutéinique.
On connaît bien l'anatomie pathologique. — A la coupe, l’utérus, hypertrophié dans son ensemble, laisse voir aussitôt un épaississement de la muqueuse. Cette muqueuse est tomentueuse et irrégulière, elle s’enrichit de proliférations polypeuses. Son aspect est souvent rougeâtre, il n’est pas rare ce voir de petites plaques de nécrose. L’examen histologique révèle des formes typiques où l’aspect de l’hyperplasie glandulo-kystique est réalisé. Ce qui frappe d'emblée, c’est le nombre d’irrégularités, l’aspect kystique des cavités glandulaires. Le chorion est hyperplasié, ailleurs infiltré d’œcèmes et richement vascularisé. D’autres fois, l’hyperplasie de l’endomètre est modérée, l’élément dominant est l’irrégularité des lésions suivant le point Ce la muqueuse considéré l’augmentation du nombre des tubes glandulaires. Nous l’appellerons endométrose hypertrophique simple. Son diagnostic est difficile.
Ajoutons que l’on considère actuellement que cette
muqueuse ne s’exfolie pas lors des hémorragies mens-