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Examen de la pièce : fibrome, muqueuse en. phase sécrétoire. |
Ces huit premières malades sont venues consulter pôur hémorragies. On est obligé de reconnaître que cinq présentent une hyperplasie indiscutable. Une fois, la muqueuse était atrophique (il s’agissait d’une femme qui saignait peu d’ailleurs, 5.000.000 de globules rouges) : deux autres fois, la muqueuse était en phase sécrétoire.
A l’opposé. dans les quatre observations suivantes, il s’agit de fibromes sans hémorragie. Une fois seulement, .
la muqueuse montre une hyperplasie simple. (Observ. N° 9.)
Observ. 9. — Mme V.…., 47 ans. Crises douloureuses menstruelles. Pas d’hémorragie. À l’examen, utérus bos- .selé. Dernières règles du 23 au 28 mars. Intervention le 19 avril. Hystérectomie.
Examen de la pièce : fibrome, muqueuse en phase de prolifération, pas d’image de sécrétion. (Fait anormal au 25° jour.)
Observ. 10. — Mme C.., 48 ans. Entre pour tumeur pelvienne. Pas d’hémorragie. Intervention le 28 juin 1940. Hystérectomie pour fibrome, péritonite encapsulante
econnue ultérieurement tuberculeuse.
Examen de la muqueuse : présence de tubercules.
Observ. 11. — Mme P..., 34 ans. Douleurs abdominales pelviennes avec nausées. Règles normales. Pas d’hémor-
ragie. À l'examen, gros noyaux de fibrome ont un inclus
Le DO USS
dans les ligaments lâches. Intervention : hystérectomie;
muqueuse en phase sécrétoire.
Observ. 12. — Mine G.…., 53 ans. Entre pour néo du rectum. L'examen nous montre une grosse masse pelvienne. Intervention en vue d’un premier temps d’abdomino-périnéale.
L'intervention montre l’existence d’un fibrome utérin, adhérant à la masse néoplasique dans le Douglas. L’hystérectomie est faite au cours de l’intervention. L’examen histologique montre une muqueuse atrophique..
Il est très intéressant aussi de constater que, dans les observations de malades présentant de très fortes hémorragies, l’hyperplasie est constante.
Voyons les observations N°* 2 et 4. Il s'agissait de malades avec des hémorragies graves (3.000.000 de globules rouges), toutes les deux avaient une hyperplasie nette de la muqueuse utérine.
Voici deux observations dues à la thèse de J. CAucCHoIS
où cette opinion est confirmée.
Observ. — Mme S..., 50 ans. Examinée en mars 1938, présente, depuis le mois de janvier, des métrorragies presque continuelles. À l’examen, myome remontant à l’ombilic. Dernières règles, du 30 mars au 4 avril. Inter-
vention, 18 avril.
Examen de la pièce : hyperplasie kystique de la muqueuse.
Observ. — Mme G.., 52 ans. Présente, depuis 7 ans,
des ménorragies très abondantes. Dernières règles, du
1° au 9 septembre, obligeant la malade à s’aliter en raison même de leur importance et de l’asthénie qu’elles entraînent. Intervention, le 27 septembre, Hystérectomie.
A l’examen histologique : hyperplasie de la muqueuse.
Il existe indubitablement une fréquence plus grande de l’hyperplasie, fémoin imparfait de l’'hyperfolliculinie, dans les fibromes hémorragiques que dans les autres fibromes utérins. C’est dire tout le rôle de l’hyperfolli-
culinie dans les hémorragies des fibromes.
Le traitement hormonal, par ses résultats, confirme encore cette théorie, nous le verrons.
En conclusion : l’hyperplasie muqueuse, l’'hyperfolliculinie dont elle témoigne, présente de tels rapports avec le fibrome hémorragique que nous croyons pouvoir dire : l’hyperfolliculinie est la grande cause des hémorragies attribuées jusqu’à ce jour au fibrome.
La pathogénie des hémorragies dans l’endométrose hyperplasique est particulièrement intéressante.
A l’état normal, la muqueuse utérine passe par une première phase de prolifération d’origine folliculinique, puis une seconde phase de sécrétion où la présence de glycogène, l’imprégnation des cellules glandulaires mucicarminophiles témoigne de l’action de la Progestérone. Lors de la menstruation, il y a exsudation de sang dans le stroma et, à travers l’épithélium, la couche fonctionnelle de la muqueuse serait entraînée. Lorsqu'il n’y a pas chute de l’épithélium, les phénomènes hyperplasiques normaux régressent, le stroma reprend son activité embryonnaire, les glandes sont collabées, la sécrétion
tarie.