‹ Hémorragies utérines et fibrome utérin: Quelques considérations pathogéniques et thérapeutiquesChapitre 20 sur 22 · EL NAT · texte numérisé non relu

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monal reste absolument inefficace. Voici ure observa-

tion (N° 12 de la thèse de O. PouLain) :

Observ. — Mlle K..., 18 ans, métrorragies depuis deux mois, hymen intact, examen difficile. Traitement par

l'insuline, 4 injections. Résultat négatif.

Le curetage montre la présence d’un volumineux polype fibreux intra-utérin.

COTTE cite des cas où le petit polype qui entraînait la persistance des hémorragies n’a été découvert

qu’à l’hystérotomie qu’il a pratiquée.

Ce qu’il faut en conclure, c’est qu’un moyen diagnostic précis doit être utilisé lorsqu’on est en présence d’un fibrome : l’hystérographie. Elle permet de mettre en évidence un polype intra-utérin ignoré et, du fait même, révèle l’inutilité d’un traitement hor-

monal inefficace dans ces cas.

Un deuxième ordre de fait concerne les fibromes avec nécrobiose. Nous en avons cité plusieurs observations plus haut.

Il est une troisième cause d'échec « la dégénérescence maligne ». L’objection que l’on pourrait faire au traitement hormonal serait grave si l’on pouvait dire « sous couvert de ce traitement conservateur vous « laïssez évoluer une néoformation maligne ». En fait,

lorsqu'il y a dégénérescence maligne en un point de

AU

la muqueuse (lorsque l’hémorragie n’a plus un caractère uniquement hormonal), il y a échec du traite-

ment. Voici une observation :

Observ. —- Mme M... 46 ans, thèse de O. POULAIN.

Règles très abondantes cepuis 3 mois, tous les 21 jours, durée 14 jours. Opérée d’un polype cervical il y a 5 ans, à l’examen l'utérus et paramètres normaux, on enlève un polype muqueux pour biopsie : les règles surviennent trois jours après. Traitement par l'insuline : échec. Le résultat de la biopsie est alors connu : dégénérescence

maligne du polype.

En résumé, le résultat du traitement hormonal est, dans l’ensemble, remarquable, agissant sur les hémorragies, sur l’hyperplasie de la muqueuse, peut-être même sur le fibrome. Il reste parfois en échec dans des cas bien précis, rappelons-le à nouveau : polypes fibreux, fibromes en voie de nécrobiose. De même, le traitement est inefficace s’il existe une tumeur de l'ovaire (tumeur de la granulosa, tumeur de la thèque interne). Il peut s’agir d’une hyperfolliculinie parti-

culièrement résistante.

Dans ces cas où l’hémorragie persiste, on peut ignorer quelle est cette cause d’échec du traitement hor-

monal. Que doit-on faire?

Le traitement par les radiations : rayons X, curie-

thérapie, devant l’ignorance où l’on se trouve des

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causes d’échec, ne peut être accepté. Ces notions nouvelles sur la pathogénie des hémorragies dans le fibrome lui enlèvent toute indication sérieuse et réfléchie. Voici une observation qui est tout à fait suggestive (SCHEYER) :

Observ. — Malade de 46 ans. Traitée il y a 4 ans par radiothérapie pour métrorragie avec fibrome et hyperplasie muqueuse. Les troubles fonctionnels ont rétrocédé. Venue récemment consulter pour métrorragie importante, nouveau traitement radiothérapique à dose castrante. Sédation passagère des troubles, puis reprise des

hémorragies. On intervient alors : hystérectomie.

Examen de la pièce : Utérus myomateux avec myome

sous-séreux, muqueuse avec hyperplasie glandulaire.

Ovaire : tumeur de la granulosa.

Cette observation prouve combien est aveugle le traitement par les rayons X, et son inutilité dans ces

cas.

Seul, le traitement chirurgical reste indiqué après

Jéchec de l’hormonothérapie. L’hystérectomie avec

conservation des trompes et des ovaires permettra d’en connaître la cause et, dans bien des cas, elle nous apportera de précieux enseignements non seulement pour le cas particulier de la malade, maïs dans l’étude même du syndrome d’hyperfolliculinie en cas de fi-

brome utérin.

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