BibU nat., mss. f. fr., vol. 23,194, f
HENRI DE GOLIGNY.
» miné, le plus tostque j'ay peu, luy ayant donné la lettre » de Vostredite Majesté, et faict entendre ce que ni'avez » commandé, à quoi elle vous faict responce, m'ayant dict » oultre cela, estre bien certaine de f intention de Vostre- » dicte Majesté^ à laquelle M. le mareschal de Biron » fera entendre les particularitez de cest affaire, luy en )) ayant escript bien au long. Pour moy je vous suplie très » humblement, sire, me tenir toujours pour celuy de vos » très humbles subjects et serviteurs qui désire plus con- » tinuer et tesmoîgner à Vostre Majesté son service et » fidélité ! »
Que dit et que fit depuis lors le maréchal dé Biron? c'est ce qu'il est à peu près impossible de déterminer.
Il n'en est pas moins vrai que M"' de Ghastillon avait toiit à redouter pour son fils des procédés du maréchal et des tentatives qui, à son instigation, pourraient être faites auprès d'elle, afin qu'elle se prêtât à certaines combinaisons devant assurer à autrui la transmission de la charge d'amiral de Guyenne.
En conséquence, elle jugeaprudent de quitter La Rochelle, et de se tenir, ainsi que ses enfants, à l'écart, dans le château de Châtillon, qu'elle considérait comme une retraite à peu près inaccessible à divers personnages de la cour, qui, si elle se fût trouvé ailleurs qu'en Câlinais, eussent pu tenter de la circonvenir.